Un bel avenir pour le fils d’un membre du Temple de la renommée


Richard Boutin
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On ne parle pas d’une génération de «fils à papa» comme c’est le cas pour l’équipe de France qui a remporté l’or olympique en 2024, mais d’un espoir canadien de premier plan dont le paternel a connu une brillante carrière qui se mouille les pieds tranquillement à l’occasion de la Ligue des nations.
Fils de Kent Greves, qui a participé aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone en compagnie notamment de Gino Brousseau, Mason vit son baptême avec l’équipe nationale et vise à l’instar de son paternel une carrière dans les rangs professionnels.
«Parce que plusieurs pays ont des partants de 19 et 20 ans et que nous sommes dans une année postolympique, Dan [Lewis] a jugé que c’était une belle occasion d’offrir à de jeunes joueurs l’opportunité de se développer, a expliqué le passeur de 22 ans au sujet de la décision de l’entraîneur-chef canadien. C’est une opportunité incroyable où je peux acquérir de l’expérience et apprendre des plus vieux dans une superbe atmosphère à Québec.»
Le volleyball a toujours fait partie de la vie de Greves, dont les frères ont évolué dans les rangs universitaires. «C’est cool de suivre les traces de mon père, a-t-il exprimé. Je suis content de porter le maillot canadien, mais aussi de partager cette réussite avec mon père qui a connu une carrière remplie de succès.»
Hasard qu’il ait opté pour la position de passeur comme son père, qui a fait son entrée au Temple de la renommée de Volleyball Canada en 2003 et qui compte plus de 350 présences avec l’équipe nationale? «Je n’ai pas eu le choix, a-t-il raconté. Plus jeune, j’aimais beaucoup jouer comme attaquant, mais j’ai rapidement réalisé que je n’aurais pas un physique de 6pi5po ou 6pi6po. Mes frères ont aussi joué comme passeur et j’ai suivi leurs traces.»
«Le passeur d’avenir du Canada»
Entraîneur-chef de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de Rio en 2016 et de Tokyo en 2021, Glenn Hoag a une haute opinion du jeune Greves. «Je suis convaincu que c’est le passeur d’avenir du Canada, a affirmé le vétéran entraîneur. Il sera meilleur que son père. Il est teigneux et n’a pas froid aux yeux. Son père l’a beaucoup aidé. Plus jeune, il a pratiqué le hockey et le soccer.»
Informé des propos de Hoag, le passeur de 22 ans se fait modeste. «J’y vais une journée à la fois et je ne peux pas prédire l’avenir. Je suis honoré d’être parmi les jeunes joueurs invités à la Ligue des nations.»
Quant à Lewis, il évite de regarder trop loin. «Il est très athlétique, je le vois dans l’avenir avec l’équipe canadienne, mais je ne veux pas lui mettre de pression. Son père a été tout un passeur.»
Une dernière saison avec son jumeau
Hoag estime que Greves est prêt à quitter pour l’Europe pour ses débuts professionnels, mais il comprend les raisons qui le motivent à jouer une dernière saison dans les rangs universitaires avec les Thunderbirds de l’UBC.
Le principal intéressé tenait à terminer son parcours universitaire et à obtenir son diplôme. «C’est définitif que je vise une carrière professionnelle, mais je veux jouer avec mon frère jumeau [Logan] une dernière saison, a-t-il expliqué. Le style de vie chez les pros est différent et on veut tous les deux profiter d’une dernière année ensemble.»