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Médaille d'or de Maude Charron: un baume pour Christine Girard

Christine Girard montre fièrement sa médaille d’or remportée aux Jeux de Londres en 2012.
Christine Girard montre fièrement sa médaille d’or remportée aux Jeux de Londres en 2012. Photo d’archives
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2021-07-28T04:00:00Z

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La première médaillée canadienne de l’histoire en haltérophilie, Christine Girard, a vécu le triomphe de Maude Charron comme une véritable délivrance personnelle.

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En 2012, aux Jeux de Londres, Girard décrochait la médaille de bronze. Trois ans plus tard, une nouvelle analyse des tests antidopage des deux haltérophiles qui l’avaient devancée sur le podium venait les dépouiller de leur médaille.

En 2018, Girard devenait donc une médaillée d’or, même si elle avait été privée de son grand moment sur la scène olympique.

« Quand j’ai vu Maude sur la plus haute marche du podium, j’étais debout dans mon salon et je savourais l’hymne national. 

« Je n’aurai jamais eu la chance de vivre ce moment aux Jeux, mais de voir aujourd’hui une athlète propre sur la plus haute marche du podium aux Olympiques, qui a vécu son moment quand c’était le temps, c’est vraiment venu mettre un baume sur mon cœur. C’est un moment magique pour moi », a lancé la double médaillée olympique.

Pour un sport propre

Girard s’investit plus que jamais dans la lutte pour rendre le sport propre. Elle fait partie du conseil d’administration du Centre canadien de l’éthique dans le sport, en plus de siéger au comité antidopage pour l’agence internationale d’haltérophilie. 

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« Les valeurs du sport doivent rester et Maude nous a montré que nous sommes sur la bonne voie pour ramener les valeurs du sport où elles devraient être. Sa performance confirme que mon histoire a eu raison d’être et que les démarches effectuées aussi. On est en train de changer la culture dans le sport », s’est exclamée l’ex-athlète de Rouyn-Noranda.

À son avis, il faut considérer la conquête de la médaille d’or par Charron comme une étape logique plutôt qu’une surprise.

« Dans les derniers mois, elle a battu de mes records et elle a fait exactement le même total que moi en 2012. Elle a toujours pris les bonnes décisions pour elle et elle a fait les choix qu’il fallait pour être au sommet de sa forme. Quand je lui ai parlé avant les Jeux, j’ai constaté à quel point c’est une fille à ses affaires. »  

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