Un avantage du terrain intimidant pour les Capitales


Stéphane Cadorette
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WASHINGTON, Pennsylvanie | La série entre les Capitales et les Wild Things de Washington est égale à une victoire de chaque côté, mais la troupe de Patrick Scalabrini est clairement dans le siège du conducteur pour la suite. Au fil des ans, le Stade Canac est devenu une forteresse impénétrable.
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On abuse parfois dans le sport du cliché sur l’avantage du terrain, mais dans le cas des Capitales, c’est une réalité vérifiée.
L’équipe a remporté ses 10 derniers duels éliminatoires à Québec. La dernière défaite en séries au Stade Canac remonte au 12 septembre 2018, en finale de la Ligue Can-Am, face aux Miners de Sussex County.
Les matchs 3 et 4 vendredi et samedi seront présentés à guichets fermés. Trente minutes seulement après la mise en vente jeudi matin pour le quatrième affrontement, 2500 billets s’étaient déjà envolés, signe que l’engouement sera de nouveau à son comble.
«C’est un énorme avantage. On sait à quel point l’autre équipe est forte, mais je ne suis pas sûr qu’ils savent à quoi s’attendre dans notre maison», a indiqué Scalabrini.
Adversaires sous pression
Cet avantage semble encore plus marqué depuis l’an dernier. Face à Ottawa le week-end passé, les Capitales ont inscrit 18 points en deux matchs au Stade Canac.
L’automne dernier, c’est une salve en règle de 43 points en quatre matchs que l’équipe a générée contre Evansville et le New Jersey.
«C’est vraiment dur de venir nous battre à Québec», a acquiescé Kyle Crowl.
«La foule fait tout un travail pour rester dans le match pour chaque élan, chaque moment. Ça nous donne tellement de confiance. Une équipe comme Washington, on sait qu’ils sont bons, mais ils n’ont pas encore connu ça.
«C’était la même histoire avec New Jersey la saison dernière. Je croyais honnêtement que New Jersey avait plus de talent que nous, mais en arrivant à Québec, la pression leur a fait mal», a-t-il expliqué.
Un retour interminable
Reste à savoir si les Capitales auront suffisamment refait le plein d’énergie depuis leur retour de Washington. Les deux équipes profitaient d’une journée de congé jeudi, mais la longue route de 14 heures a été rallongée puisque l’autocar des Capitales est demeuré en panne pendant cinq longues heures en pleine nuit, à 200 km de Pittsburgh.
Rien de tel pour retrouver sa fougue, toutefois, que le bruit des partisans au Stade Canac.
«C’est rendu un deux de trois à domicile avec des partisans qui nous soutiennent. Les autres équipes, tu vois que ça les affecte, ça les intimide», a mentionné Anthony Quirion.