Déconfinement du sport: un avancement important selon les fédérations

Roby St-Gelais
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Le milieu du sport organisé et les centres de conditionnement physique ont accueilli les nouvelles de vendredi comme une bouffée d’air frais.
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Même s’ils savent pertinemment que les athlètes auraient préféré davantage d’assouplissements, Sports Québec et le Réseau du sport étudiant du Québec voient d’un bon œil ce «retour à la cohérence» après plusieurs semaines d’attente, comme l’a souligné le président et directeur général du RSÉQ, Gustave Roel.
«C’est un soulagement pour nos membres et on sent qu’un pas important a été fait, a enchainé la présidente de Sports Québec, Julie Gosselin. C’est un grand témoignage de confiance de la part de la Santé publique pour la pratique sécuritaire du sport. On croit que même la reprise de l’entrainement aura un effet positif sur la santé mentale et physique des athlètes.»
Soulagement pour les gyms
La réouverture des gyms en zone rouge a également apporté un vent de fraicheur plus que bienvenu chez les propriétaires qui réclamaient une ouverture de leurs installations depuis plusieurs mois
«On est soulagés de voir qu’on est en mesure de repartir la machine», a déclaré Eveline Canape, vice-présidente du réseau Énergie Cardio qui compte 27 franchisés partout au Québec. À l’heure actuelle, seulement neuf centres du réseau sont en opérations.
«C’est un bel avancement et on va avoir assez de temps pour faire ça comme il faut, a ajouté la femme d’affaires. Il y aura des conséquences pour les six mois de trop où on a été fermé, et un jour, il faudra avoir des explications, mais aujourd’hui [vendredi], c’est un moment de réjouissance et il y a une tonne de briques sur les épaules qui disparaisse.»
Horizon plus clair
L’évolution de la crise sanitaire dictera les prochains assouplissements, a assuré le conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique, le Dr. Richard Massé, en conférence de presse.
Même si aucun plan officiel n’a été dévoilé, les paroles du scientifique ont été de la musique aux oreilles de la présidente du regroupement des fédérations.
«Au moins, on a pas un avance-recul qui n’était pas cohérent comme on avait dans le passé, a mentionné Julie Gosselin. Au moins, on a quelque chose beaucoup plus clair, des pratiques beaucoup plus claires à mettre en place.»
«De savoir que le docteur Massé se donnait deux semaines pour faire des évaluations, ça aussi, c’est nouveau dans le discours qu’on a entendu [...]», a ajouté M. Roel.
Selon les données obtenues par Le Journal en février, le ministère de la Santé a comptabilisé seulement 44 éclosions en milieu sportif entre le 23 août 2020 et le 3 février 2021.
Pour les sports de combat, les nouvelles étaient moins réjouissantes compte tenu de l’obligation de respecter la distanciation physique en tout temps entre participants.
«On s’approche de quelque chose de régulier, mais on est encore loin de la pratique des sports de combat. Pour un judoka qui n’est pas en sport-études, je ne sais pas quoi lui dire. On aurait pu à la limiter introduire des bulles à deux, soit deux personnes qui ne font que s’entrainer ensemble», suggérait le président de Judo Québec, Patrick Kearney.