Un autre joueur québécois dans un gros temple du football: Maxence LeBlanc officialise sa venue à Ohio State


Stéphane Cadorette
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L’entraîneur-chef des Buckeyes de l’Université d’Ohio State, Ryan Day, n’était jamais sorti des États-Unis pour du recrutement. C’est le pouvoir d’attraction de Maxence LeBlanc qui l’a amené à voyager de Columbus à Saint-Bruno-de-Montarville, question d’officialiser l’association avec le prometteur ailier rapproché.
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«Il est venu me rendre visite et souper chez moi à Saint-Bruno avec mon entraîneur des ailiers rapprochés, la semaine passée. C’était quelque chose! C’était la première fois qu’il sortait du pays. Ça m’a fait réaliser une fois de plus à quel point ils ont de l’intérêt pour moi», s’est réjoui le fils de l’ancien joueur de tennis Sébastien LeBlanc, toujours incrédule, au cours d’une entrevue.
Celui qui a joué son football scolaire avec les Dynamiques du Collège Charles-Lemoyne, et qui s’est ensuite exilé au Tennessee avec l’école préparatoire secondaire de Baylor, sait pourtant depuis plusieurs mois qu’il fera le saut à Ohio State.
Il n’en demeure pas moins que jusqu’à ce que le tout soit coulé dans le béton, on ne sait jamais...
«C’est un gros soulagement de savoir que tout est vraiment officiel. Ça me donne la chance de simplement me concentrer sur la saison prochaine pour arriver à Ohio State et être prêt», a-t-il dit.
En amour depuis toujours

C’est donc la suite d’une immense semaine pour les joueurs québécois. Après l’engagement médiatisé de Steve Pierre Bolo Mboumoua à l’Université de l’Alabama la veille, LeBlanc concrétise son rêve de représenter un autre immense bastion du football universitaire américain, à Ohio State.
Le jeune homme de 6 pi 5 po et 225 livres avait l’embarras du choix avec 31 offres de bourses d’études, dont plusieurs de prestigieux programmes tels Alabama, Michigan, Florida State, Penn State, Oklahoma, Miami, Ole Miss et Tennessee, pour en citer quelques-uns.
«J’ai toujours suivi Ohio State. C’était mon équipe préférée et mon rêve a toujours été de jouer là. Pendant la période de recrutement, j’essayais de me sortir ça de la tête pour vraiment regarder toutes mes options. Lors de ma visite à Ohio State, après cinq minutes, je savais déjà que c’était la bonne place pour moi», a-t-il confié.
Prêt pour un gros défi

Évidemment, qui dit gros programme dit grosse compétition pour les quelques postes de partants disponibles. Même si le temps de jeu s’annonce difficile à gagner, LeBlanc ne recule pas devant pareil défi.
«Ce que je me suis dit, c’est que les meilleurs joueurs vont là et que j’aurai l’occasion de pratiquer avec eux à tous les jours. C’est ça qui va me permettre de m’améliorer. Je suis très confiant en mes habiletés, mon éthique de travail et ce que je peux faire sur le terrain.
«Je veux contribuer le plus vite que je peux. Je me prépare vraiment pour arriver là-bas à un certain poids pour faire ma place sur l’alignement partant. Ailier rapproché, ça reste une position que tu apprends souvent la première année. C’est une position assez compliquée parce que tu fais autant partie du jeu au sol que de la passe», a-t-il constaté.
À Ohio State, LeBlanc estime que c’est surtout son jeu comme bloqueur qu’il devra peaufiner.
«Je me vois surtout comme un receveur. Les entraîneurs aiment la combinaison de mon physique et de ma vitesse, mes mains, mes tracés et même si j’ai surtout agi comme receveur, ils aiment aussi ma base comme bloqueur. Avec le bon coaching, je peux encore progresser et clairement, à Ohio State, je suis à la bonne place pour le coaching», s’est-il exprimé.
Sous l’aile d’Antony Auclair
En attendant, il ne se gêne surtout pas pour demander conseil à un autre ailier rapproché qui a fait sa place jusque dans la NFL, Antony Auclair.
«Je me suis entraîné avec lui. Je suis monté à Québec quelques fois et j’apprends beaucoup de lui», a-t-il raconté.
Il y a le gabarit, il y a l’éthique de travail, il y a la production sur le terrain, mais il y a surtout un autre atout qui faisait de Maxence LeBlanc un naturel à Ohio State.
«J’ai déjà de la haine pour Michigan!», a lancé dans un éclat de rire l’ailier rapproché, au sujet de la grande rivalité qu’il a déjà hâte de vivre avec l’ennemi juré.