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Fleury ignorait avoir battu un record

Marc-André Fleury a battu la marque d’Henrik Lundqvist avec 62 victoires en tirs de barrage

Photo AFP
Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2022-10-31T17:25:09Z
2022-10-31T22:29:03Z

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SAINT PAUL | « Non, je n’avais aucune idée que je pouvais battre le record. Je l’ai appris de la bouche des journalistes après le match. Mais c’est cool. Ça prouve que je joue dans la LNH depuis longtemps. » 

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S’il y a des joueurs qui connaissent leurs statistiques par cœur, même s’ils diront toujours le contraire, il y en a d’autres qui ne se tracassent pas avec leurs chiffres personnels. 

Marc-André Fleury entre dans la seconde catégorie. Il a fait cette confession lors d’une entrevue téléphonique au Journal, en cette journée de congé d’entraînement pour le Wild. 

À 37 ans, Fleury est déjà dans un cercle très intime avec plus de 500 victoires (524) à son dossier. Seuls Martin Brodeur (691) et Patrick Roy (551) ont gagné plus de matchs que lui.

Le record qu’il ignorait qu’il pouvait battre est celui du plus grand nombre de victoires en tirs de barrage. Il a écrit une petite page d’histoire dans un gain de 4 à 3 du Wild du Minnesota contre les Blackhawks, dimanche, à Chicago. 

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Fleury a bloqué ses anciens coéquipiers avec les Hawks, Jonathan Toews et Patrick Kane. À l’autre bout de la patinoire, Kirill Kaprizov et Frédérick Gaudreau ont tour à tour déjoué Alex Stalock. 

L’homme masqué originaire de Sorel a ainsi enregistré la 62e victoire de sa carrière en tirs de barrage, soit une de plus qu’Henrik Lundqvist, l’ancienne gloire des Rangers de New York. 

Marc-André Fleury a célébré la victoire contre le Canadien, pas plus tard que la semaine dernière.
Marc-André Fleury a célébré la victoire contre le Canadien, pas plus tard que la semaine dernière. Photo AFP

Exploit partagé 

Dans son humilité habituelle, Fleury parlait d’un exploit partagé avec plusieurs anciens coéquipiers. 

« Je retire une fierté à gagner mes matchs en tirs de barrage. Il y a un point d’extra à obtenir et c’est important pour le classement. J’ai aussi joué avec de bons joueurs dans le passé. Ils ont marqué de gros buts pour m’aider à remporter des matchs. Je ne fais pas ça tout seul. » 

Fleury n’a pas de recette magique pour connaître du succès en tirs de barrage. Malgré son âge, il reste l’un des gardiens les plus athlétiques et l’un des plus rapides dans ses déplacements.  

« J’y vais maintenant au feeling. Il y a un an ou deux, j’ai arrêté de regarder des vidéos avant un match pour voir les tendances d’un joueur en tirs de barrage. J’analysais les feintes que les attaquants pouvaient sortir. Mais j’ai compris que ça ne m’aidait pas trop. Je m’attendais à le voir y aller d’une feinte précise et s’il ne le faisait pas, je devenais déstabilisé et en retard dans mes mouvements. J’aime mieux me fier sur mes instincts. »  

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Kane, Toews et Kovalev

Quand on lui demande de nommer les joueurs qui lui ont causé le plus de problèmes en tirs de barrage, le numéro 29 n’hésite pas longtemps. 

« Kane, Toews et Alex Kovalev, a-t-il répliqué. Toews opte souvent pour le tir entre les jambières, mais il trouve quand même une façon de te battre et de te surprendre. Je sais que je trahis mon âge quand je parle de Kovalev. Il avait joué à Pittsburgh en fin de carrière [2010-2011] et il avait encore des feintes folles. C’était un magicien avec la rondelle. »

La troisième étoile

Chancelant à ses quatre premiers départs cette saison, avec une ronflante moyenne de 5,25 et un taux d’efficacité de ,847, Fleury a retrouvé sa touche avec trois victoires d’affilée la semaine dernière. Il a battu le Canadien, les Sénateurs et les Hawks pour décrocher le titre de troisième étoile de la semaine grâce à une moyenne de 1,95 et à un taux d’efficacité de ,927. 

« C’est bon pour ma confiance et mon moral, a-t-il dit. Nous avions un long voyage avec cinq matchs en neuf jours et nous en ressortons avec une bonne fiche [3-1-1].

« Je ne sais pas si j’avais des doutes en début de saison, a-t-il poursuivi. Dans le calendrier préparatoire, je jouais très bien. Mais j’ai connu deux mauvais départs à mes deux premiers matchs. Je ne trouvais pas ça agréable, j’avais le sentiment qu’il n’y avait rien qui fonctionnait comme je le voulais. Je ne paniquais pas trop, je savais que je pouvais rebondir. » 

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