L’ancien député et ex-président de la Coalition avenir Québec, Stéphane Le Bouyonnec, reviendra près de François Legault pour le dossier du déploiement d’Internet haute vitesse en région, a appris QUB radio.
Il sera nommé secrétaire général associé à l’Internet haute vitesse et aux projets spéciaux de connectivité. L’annonce devrait se faire lors du Conseil des ministres mercredi soir.
M. Le Bouyonnec sera en poste pour deux ans et n’aura pas de permanence d’emploi.
- ÉCOUTEZ Vincent Dessureault et Mario Dumont dévoiler cette nouvelle en exclusivité à QUB radio :
Mercredi matin, on apprenait que le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, perdait le dossier du déploiement d’Internet haute vitesse en région et que celui-ci était rapatrié au ministère du Conseil exécutif de François Legault.
M. Le Bouyonnec épaulera donc Gilles Bélanger, député d’Orford, qui a aussi été nommé mercredi matin comme adjoint parlementaire à M. Legault afin de s’occuper spécifiquement de ce dossier.
Selon les informations obtenues par QUB radio, l’homme d’affaires a liquidé toutes ses actions de compagnies privées et il a aussi décidé de s’engager à ne jamais toucher d’allocation de transition. M. Le Bouyonnec laisse ainsi sur la table une somme de 32 000$ à laquelle il aurait normalement droit.
Controverse
Rappelons qu’en 2018, le Bureau d’enquête révélait que M. Le Bouyonnec présidait le CA d’une compagnie à numéro derrière Finabanx. Cette entreprise permet aux Canadiens hors Québec de bénéficier de prêts privés à 90% d’intérêt et plus. Il s’agit d’une pratique illégale au Québec.
Cette nouvelle avait placé M. Le Bouyonnec au cœur d’une certaine controverse et il avait même démissionné de son poste de président de la CAQ. Il avait également renoncé à sa candidature pour les élections de 2018.
Il s’était d’ailleurs défendu à l’émission de Benoît Dutrizac à QUB radio concernant toute cette tourmente.
«C’était franchement dégueulasse, c’était de la diffamation, parce que l’information a véritablement été tronquée, personne n'a expliqué la différence [de réglementation] entre le reste du Canada et le Québec», avait-il affirmé en s’étant défendu d’être un «shylock».