Un an plus tard, hommage aux Ukrainiens


Loïc Tassé
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Il y a un an, les troupes russes entraient en Ukraine, première étape de la reconstruction de l’empire russe.
C’est Vladimir Poutine lui-même qui l’affirme, puisqu’il veut que la Russie retrouve ses territoires historiques.
Pourtant, la Russie est déjà le pays le plus vaste au monde. Sa superficie s’étend sur presque deux fois celle du Canada.
L’Europe de l’Est, l’Asie centrale et même, théoriquement, l’Alaska sont donc dans la mire de Poutine.
Soulever cette possibilité, il y a un an, aurait été reçu comme de la petite propagande anti-russe.
Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence : cette ambition de reconquête a été clairement exprimée par Poutine.
Barrage ukrainien
Les Ukrainiens lui font barrage. À un prix incroyable.
Plus de 10 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays, soit environ 25 % de la population.
Le nombre de soldats ukrainiens morts, blessés ou disparus est secret. Mais il est vraisemblablement similaire à celui des soldats russes décimés, soit presque 200 000.
La guerre en Ukraine pèse lourdement sur les civils.
Mais les Ukrainiens tiennent bon.
Contre toute attente, non seulement ils ont résisté à l’envahisseur, mais en plus ils ont regagné une partie des territoires que les Russes avaient conquis.
Patrie et liberté
Pourquoi tiennent-ils le coup? Poutine répond à cette question qu’ils sont subjugués par la propagande américaine. C’est faux.
La raison de leur résistance tient en deux mots: patrie et liberté.
- Ne manquez pas la chronique de Loïc Tassé au micro de Benoit Dutrizac, tous les jours sur les ondes de QUB radio :
Ils refusent de retourner sous le joug de la Russie. Une puissance qui a laissé des souvenirs de famine et de terreur durant les années où elle contrôlait l’Ukraine.
Les Ukrainiens ont choisi la voie de la liberté, une voie qui répugne aux dictateurs comme Poutine.
Les Ukrainiens savent ce que perdre sa liberté veut dire. Pour eux, la démocratie est un combat armé.
Un combat qui tient en échec 80% des forces terrestres russes.
Un combat qui vaut plus que les milliards que nous leur acheminons.