Davis Alexander préfère laisser de l’argent pour les autres

Benoît Rioux
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Le quart-arrière Davis Alexander avait déjà un contrat en poche jusqu’à la fin de la saison 2027 avec les Alouettes, mais voilà que l’organisation vient de prolonger cette entente d’une année supplémentaire sans pour autant, semble-t-il, débourser une fortune.
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«J’ai eu une grande conversation avec mon agent et je ne ressens pas le besoin d’être le quart-arrière le mieux payé de la ligue, car je veux avoir mes coéquipiers, mes boys autour de moi», a fait savoir Alexander, mardi, au moment de commenter cette prolongation de contrat devant les médias rassemblés dans les bureaux de l’équipe au Stade olympique.

Selon le directeur général Danny Maciocia, le quart-arrière de 27 ans se retrouve néanmoins parmi le top 5 des quarts les mieux payés de la Ligue canadienne de football. On parle ainsi d’un salaire supérieur à 450 000$ en 2028.
«Mes coéquipiers méritent aussi d’être bien traités, même si la position de quart-arrière est souvent considérée comme la plus importante», a ajouté Alexander.
Avenir radieux à l’attaque
Dans cette veine, Alexander a justement montré sa grande satisfaction face à l’entente survenue entre le receveur de passes Tyson Philpot et les Alouettes, la semaine dernière. Dans le cas de Philpot, qui risquait de devenir joueur autonome en février prochain, il a prolongé son séjour à Montréal pour les deux prochaines saisons.
«Je suis tellement content, a commenté Alexander. Je voulais qu’il revienne plus que n’importe quoi d’autre. Je n’aurais jamais poussé pour prolonger mon contrat avant que celui de Tyson ne soit signé.»
«Comme directeur général, quand on regarde tout ça, ça te permet de planifier non seulement la saison 2026, mais aussi les deux saisons suivantes en sachant les joueurs autonomes que tu auras à l’intérieur de ton équipe, a pour sa part complété Maciocia. En considérant le plafond salarial, ça te donne un plan d’ensemble sur trois ans.»
Une relation de confiance
Même si Alexander a dû composer avec une blessure récurrente à la cuisse gauche, le sentiment de confiance envers lui ne s’est aucunement effrité dans le courant de la dernière campagne.
«Pour être honnête, je peux vraiment dire du plus profond de mon cœur que je suis entièrement dédié aux Alouettes, a insisté le quart-arrière, qui est toujours invaincu en 11 départs en saison régulière dans la LCF. Spécialement après cette dernière saison, où l’équipe m’a toujours appuyé. Ça veut tout dire pour moi, avec les hauts et les bas que j’ai connus avec cette blessure. Ils m’ont fait confiance.»

Alexander mentionne avoir une relation particulière avec les Alouettes qui, a-t-il lui-même rappelé, l’avaient aussi soutenu quand son père Matt est décédé durant l’été 2024.
«Il y a 98% de chances que je ne quitterai jamais, a ainsi avancé Alexander. Je veux être ici pour toujours et ma famille est au courant.»
Et pourquoi pas la NFL?
Un collègue a néanmoins cru bon de tendre une perche au quart-arrière en exposant qu’une offre de la NFL pourrait survenir un jour, alors que les Colts d’Indianapolis viennent par ailleurs de s’entendre avec Philip Rivers qui, à 44 ans, vient de sortir de sa retraite.
«Le gazon n’est pas toujours plus vert ailleurs, a noté Alexander. Je veux être ici pour très, très longtemps. J’aime la ville et j’aime cette organisation, qui a toujours bien fait les choses pour moi. Il n’y a aucun autre endroit où je voudrais être.»
EN BREF
- Les Alouettes ont convié à nouveau les médias, mercredi avant-midi dans les bureaux de l’équipe au Stade olympique, alors que le Québécois Luc Brodeur-Jourdain doit «annoncer une nouvelle importante». On s’attend à ce que l’entraîneur de la ligne à l’attaque, qui a d’abord joué 11 saisons avec le club montréalais de 2009 à 2019, quitte l’organisation pour des raisons personnelles.