Tous les résultats
Publicité

Un air de déjà-vu pour l'Italie?

Agence France Presse

2024-06-06T01:07:56Z

Partager

L'Italie, encore marquée par son absence de la dernière Coupe du monde, n'a toujours pas, avant l'Euro-2024, de certitudes ni de buteur patenté, ce qui ne l'avait pas empêchée il y a trois ans d'être sacrée championne d'Europe à la surprise générale.

Comme en 2021, la Nazionale a lancé sa préparation finale pour l'Euro allemand (14 juin-14 juillet) par un match amical à Bologne, un terne 0-0 contre la Turquie mardi soir.

Ce n'est pas le seul point commun entre les deux campagnes européennes de l'Italie.

Comme Roberto Mancini à qui il a succédé en août dernier, Luciano Spalletti a hérité d'une équipe traumatisée par son échec à se qualifier pour le Mondial-2022 au Qatar, son deuxième échec consécutif à participer au tournoi mondial après 2018.

L'ancien entraîneur de Naples est confronté lui aussi au manque de réalisme offensif de son équipe, dont le meilleur buteur, le milieu de l'Inter Nicolo Barella plafonne à... neuf buts en 53 sélections.

La faiblesse offensive de la Nazionale explique en partie sa laborieuse campagne de qualifications, terminée à la 2e place, à six points de l'Angleterre et avec le même nombre de points que l'Ukraine, devancée grâce à une meilleure différence de buts.

Publicité

Acerbi et Scalvini KO

On pourrait aussi ajouter sa fragilité défensive, exacerbée par les forfaits coup sur coup sur blessure de Francesco Acerbi (Inter Milan) et de Giorgio Scalvini (Atalanta), juste avant qu'ils ne rejoignent le centre national d'entraînement de Coverciano.

Même son gardien de but Gianluigi Donnarumma, élu meilleur joueur du dernier Euro, semble parfois rattrapé par cette fébrilité, surtout lorsqu'il doit s'imposer sur les ballons aériens - comme ça a été le cas avec le PSG cette saison.

Inquiétant avant d'affronter dans un groupe B relevé l'Albanie le 15 juin, l'Espagne le 20 juin et la Croatie quatre jours plus tard.

Mais Spalletti qui a eu moins d'un an pour imprimer sa marque, contre trois années à Mancini après le report d'un an de l'Euro en raison du Covid, n'est pas resté les bras croisés.

Dans son groupe de 29 joueurs, qui sera réduit à 26 jeudi, ne figurent plus que huit joueurs qui étaient, sur le terrain et en tribunes, à Wembley pour la finale de l'Euro-2021 remportée aux tirs au but face à l'Angleterre (1-1 a.p. 3 tab à 2).

La vénérable charnière Giorgio Chiellini-Leonardo Bonucci, si cruciale lors du sacre de 2021, a fait son temps, tandis que Marco Verratti, Ciro Immobile et Leonardo Spinazzola ont été écartés de la sélection en raison de leur choix de carrière ou de leur rendement en berne.

« Sur la bonne voie »

« J'ai d'excellentes sensations, nous sommes sur la bonne voie », a assuré Spalletti, avant le match contre la Turquie.

« Est-ce qu'on est reparti comme en 2021 ? Il y a eu d'autres choses depuis, mais notre référence est là, nous chercherons à réaliser le meilleur tournoi possible », a-t-il relevé.

Le sélectionneur insiste depuis sa prise de fonction sur la nécessaire exemplarité de ses joueurs qui doivent être fiers de porter le maillot azzurro et rendre leur fierté aux Italiens.

Il a établi des règles de vie commune strictes, qui proscrivent notamment les longues soirées de jeux vidéo lors des rassemblements, et édicté les six commandements du jeu de sa Nazionale, comme « le pressing continu » ou « le contrôle du jeu », martelés à chacune de ses prises de parole et affichés dans les vestiaires.

Pour enfoncer le clou, Spalletti a fait venir cette semaine à Coverciano « cinq Fantastiques », les ex-attaquants Giancarlo Antognoni, Roberto Baggio, Alessandro Del Piero, Gianni Rivera et Francesco Totti qui pèsent à eux cinq 84 buts.

« À nous de nous montrer à la hauteur de ce qu'ils ont accompli sous ce maillot, à la hauteur de leur amour pour notre histoire et nos couleurs », a-t-il espéré.

Publicité
Publicité