Un 1er rôle au cinéma pour Marie-Mai: «Je me suis découvert une passion»

Cédric Bélanger
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Elle était « terrorisée » à l’idée de donner la réplique à Rémy Girard et Sophie Lorain, mais s’il n’en tient qu’à Marie-Mai, sa première expérience au cinéma dans Testament, le nouveau film de Denys Arcand, ne sera pas sa dernière.
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« Je me suis découvert une passion », a dit la pétillante chanteuse, animatrice et désormais comédienne, vendredi, lors d’un entretien avec Le Journal, quelques heures avant la présentation du film au Festival de cinéma de la ville de Québec.
« J’ai déjà eu une autre offre pour quelque chose de vraiment le fun au Canada, une série que j’aime beaucoup. Je ne sais pas si ça va fonctionner », dit celle qui écoutera les offres sans les solliciter.
« Je n’ai jamais forcé les choses dans ma carrière, mais si on me fait une passe, je vais scorer. [...] Après vingt ans, si je ne faisais que de la musique, je pense qu’il me manquerait un petit danger, un petit quelque chose qui donne le goût d’avancer. »

Oui tout de suite
Jouer n’était pourtant pas sur sa liste de choses à faire avant de mourir. Chaque fois qu’on lui demandait si le cinéma la tentait, elle répondait invariablement non.
Un jour, opinant à la suggestion d’un ami commun – le coiffeur David D’Amours pour ne pas le nommer –, la productrice Denise Robert lui a proposé de passer une audition.
« J’ai dit oui tout de suite, je n’avais rien à perdre », affirme Marie-Mai.
Elle a suivi des cours avec un coach et a convaincu l’équipe de Testament de lui confier le rôle de Flavie, une femme mystérieuse qui visite le personnage de Rémy Girard une fois par semaine pour lui apporter du réconfort.
Quand Denys ne dit rien...
Même si on ne la voit pas longtemps à l’écran, son personnage joue un rôle clé dans l’évolution du récit, ce qu’elle a apprécié.
Face à Sophie Lorain à sa première journée de tournage, elle avoue qu’elle cherchait ses repères.
« Je me sentais bien en faisant la scène, mais je ne savais pas si c’était bon ou pas. Je regardais Denys et il ne disait rien. L’insécure en moi s’est automatiquement dit qu’il regrettait. À la fin de la journée, Denise m’a dit que quand il ne dit rien, c’est parce que tout va bien. »
Soulagée, la suite a été un charme, relate Marie-Mai. « Denys est un réalisateur exceptionnel. Quand il vient te dire un commentaire, c’est tellement précis et bien amené, tu peux le digérer et comprendre clairement ce qu’il faut que tu fasses. »
- Testament, de Denys Arcand, prendra l’affiche en salles au Québec, le 5 octobre.