Un 100e marathon en moins de deux décennies pour un coureur âgé de 62 ans
Pour clore sa saison, Jean-Yves Sanfaçon aura une raison supplémentaire de célébrer dimanche.


Jean-François Racine
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Même s’il ne s’agit pas d’un record, un coureur de la région franchira une marque importante dimanche, entre Duchesnay et Québec.
La saison de course à pied tire à sa fin dans la région et Jean-Yves Sanfaçon aura une raison supplémentaire de célébrer à l’arrivée de son 100e marathon en moins de 20 ans.
Le sportif de 62 ans a complété la distance de 42,2 kilomètres pour la première fois en 2006 dans la vallée de l’Okanagan. Depuis ce jour, il n’a jamais cessé d’enchaîner les épreuves semblables, sauf en période de Covid où les événements ont été annulés.
« Les deux premières années, j’ai couru trois marathons. Après, je suis monté à quatre par année. La plus grosse saison, je crois que j’ai couru dix ou onze marathons », explique l’athlète en toute humilité.
Détermination
M. Sanfaçon atteindra la centaine lors du Marathon Duchesnay–Québec, qui offre un parcours presque entièrement en descente. L’événement de la série les Classiques Capitale utilisera la Vélopiste Jacques-Cartier / Portneuf.
Certains coureurs pourront donc viser la qualification pour Boston 2027. Au total, 3000 dossards ont été vendus sur les différentes distances.
Sur les distances plus courtes de cinq ou dix kilomètres, la motivation s’explique facilement, mais pour un marathon, le plaisir s’envole parfois à mi-chemin. La question se veut légitime : pourquoi le faire autant ?
« Ce fut parfois un peu pénible. Des fois, j’ai hâte de voir le fil d’arrivée et je marche si nécessaire. D’autres fois, c’est plus plaisant et la foule nous aide. Il y a de bonnes et de moins bonnes journées. C’est une question de détermination », ajoute le sexagénaire qui a réussi à terminer les 99 premiers, ce qui est déjà remarquable.
Si son meilleur temps à vie se situe autour de 3 h 27, le marathonien court désormais autour de 4 h 15 ou un peu plus. Au printemps 2025, il a même franchi le fil d’un marathon en Italie, en France et à Laval, au Québec.
Des projets
« En vieillissant, il faut accepter de ralentir. Comme d’autres, j’en ai fait plusieurs à l’étranger en mêlant vacances et course à pied. En Suisse, en montagne, il y avait un défi et il faisait beau en plus ! », précise-t-il en naviguant à travers souvenirs et coups de cœur.

À quelques heures de s’élancer une autre fois, ce 100e marathon est-il un exploit ou simplement une activité de routine à ses yeux ?
« C’est juste un chiffre même si c’est un accomplissement. Je n’ai pas de pression non plus. Ça adonne bien. C’est un peu entre les deux ! Ça devrait bien aller. L’important, c’est de trouver quelque chose qu’on aime », termine-t-il.
Malgré les premiers flocons à l’horizon, Jean-Yves Sanfaçon planifie déjà son calendrier 2026 qui devrait comprendre quatre ou cinq marathons...et quelques courses de trail pour changer le mal de place.
