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Trump, Wordle, IA: voici cinq choses à savoir sur la première année de Léon XIV

AFP

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2026-05-06T13:09:15Z

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Le 8 mai 2025, Robert Francis Prevost devenait le premier pape nord-américain sous le nom de Léon XIV. En un an, il s’est démarqué par un style prudent et mesuré, une forte sensibilité sociale et une volonté affirmée d’unifier l’Église. 

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Voici cinq choses à retenir de cette première année de pontificat.

Sobriété et traditions

Tranchant avec son prédécesseur argentin François (2013-2025), au tempérament spontané, voire tempétueux, Léon XIV a rapidement imprimé sa sobriété. Peu porté sur les improvisations médiatiques, il écoute, consulte, prend le temps de la réflexion avant toute décision.

S’exprimant aussi bien en italien qu’en anglais ou en espagnol, il s’est distingué par un retour à plusieurs traditions abandonnées par François, comme le port de la mozette rouge (courte cape) pour les rendez-vous protocolaires, insufflant davantage de solennité aux rites.

Il a également marqué le retour du pape à la résidence estivale de Castel Gandolfo, près de Rome, et a réinvesti en 2026 les appartements pontificaux au palais apostolique.

Priorités sociales

S’inscrivant dans la droite ligne de Léon XIII, instigateur de la doctrine sociale de l’Église à la fin du XIXe siècle, le chef de l’Église catholique s’est emparé des thématiques sociales en dénonçant les dangers liés à l’Intelligence artificielle (IA). Il a alerté sans relâche sur les risques d’une automatisation déshumanisante et critiqué les « ravages environnementaux » causés par la « course effrénée » aux terres rares, essentielles à la fabrication de l’électronique moderne.

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Son premier texte majeur, « Dilexi Te », place la lutte contre la pauvreté au centre de la mission de l’Église.

Lors d’une grande tournée africaine en avril, il a délaissé son habituelle retenue pour endosser un style plus affirmé, dénonçant les inégalités, la corruption et l’exploitation injuste des ressources naturelles par les « tyrans ».

Fidèle à sa fibre missionnaire nourrie par une vingtaine d’années au Pérou, il maintient le drame migratoire, leitmotiv du pontificat de François, au cœur de son agenda, avec des déplacements prévus sur les îles méditerranéennes des Canaries et de Lampedusa à l’été 2026.

Trump, relation électrique

Un pape américain prônant la paix face aux ambitions bellicistes de Donald Trump : le face-à-face promettait un duel acéré. Pourtant, pendant de longs mois, Léon XIV a montré la plus grande prudence, préférant envoyer les évêques américains en première ligne pour contester les décisions de la Maison-Blanche.

Ce n’est qu’après plusieurs mois qu’il a critiqué directement la politique migratoire américaine et qualifié d’« inacceptable » la menace de Donald Trump de détruire l’Iran, transformant ces désaccords en opposition ouverte.

Au discours antiguerre du souverain pontife, le président américain a répondu avec une diatribe d’une violence inédite, le qualifiant de « faible » face à la criminalité et de « nul » en politique étrangère, déclenchant une vague de réactions indignées.

Léon XIV a soutenu avoir le « devoir moral de s’exprimer » contre la guerre, assurant ne pas avoir « peur » de l’administration Trump et ne pas vouloir entrer dans un débat avec le président américain. L’épisode a marqué un tournant historique, consacrant le refus du pape de se voir instrumentalisé à des fins politiques.

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Le défi de l’unité

Confronté à des tensions persistantes entre courants conservateurs et réformateurs, il a multiplié les appels à la communion, que l’on retrouve dans sa devise : « In Illo uno unum » (« Unis dans le Christ »).

En acceptant le retour de la messe en latin à la basilique Saint-Pierre, il a tendu la main aux traditionalistes. Mais la Fraternité sacerdotale Saint‐Pie‐X, une communauté catholique traditionaliste en rupture avec Rome, a menacé d’ordonner de nouveaux évêques sans l’aval du Vatican, un geste de défiance majeure envers l’autorité du pape.

Pour répondre aux critiques sur l’exercice solitaire du pouvoir sous le précédent pontificat, il a instauré une gouvernance plus transversale, convoquant les cardinaux du monde entier à Rome lors de deux consistoires - le premier en janvier, l’autre en juin - pour les impliquer davantage dans les grandes décisions de l’Église.

Tennis et White Sox

Derrière la gravité de sa charge, Robert Francis Prevost cultive un équilibre avec sa vie privée : amateur de tennis et de natation, il porte sous sa soutane une montre connectée. Il consacre chaque mardi, son jour de repos hebdomadaire à Castel Gandolfo, à des activités sportives, aux appels privés et à la lecture.

Ce Chicagoan pur jus reste un fidèle supporter du club de baseball des White Sox, dont il reprend volontiers les slogans lancés par certains fidèles au détour d’un bain de foule en papamobile.

Diplômé en mathématiques, il ne déroge jamais à sa partie quotidienne de Wordle avec son frère John, un jeu de lettres en ligne consistant à deviner un mot en six essais.

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