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Trump viré par le Congrès: mission impossible?

Photo AFP
Photo portrait de Normand Lester

Normand Lester

2025-03-13T04:00:00Z
2025-03-13T04:15:00Z

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Donald Trump n’est au pouvoir que depuis quelques semaines, et pourtant, le chaos qu’il sème, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, met déjà les États-Unis au bord du gouffre économique et constitutionnel.

Trump, qui a déclaré durant la campagne électorale qu’il serait dictateur d’un jour, a encore une fois menti. Il s’est livré depuis son élection à des dizaines d’initiatives autocratiques violant les «freins et contrepoids» constitutionnels du pouvoir exécutif. Son administration est la cible de 74 procédures judiciaires, au cours desquels des juges ont jusqu’à présent émis 18 injonctions pour mettre fin à ses actions illégitimes.

Les démocrates sont impuissants. Ils se cherchent un leader après leur humiliante défaite.

Trump est de plus en plus erratique

La multiplication de ses comportements troublants, en particulier autour de la guerre tarifaire qu’il a lancée contre la planète entière, a ravivé les interrogations sur sa santé mentale. Et sur la possibilité qu’il soit déclaré inapte à exercer ses fonctions. Il existe deux façons de destituer un président américain: le 25e amendement de la Constitution et l’«impeachment » par le Sénat.

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Dans les deux cas, le vice-président, J.D. Vance, assurerait la présidence. Ces scénarios sont hors de question. Pour le moment.

Le 25e amendement a été adopté en 1967 à la suite de l’assassinat du président Kennedy en 1963. Son article 4 traite des situations comme celle où un président inapte à exercer ses fonctions refuse de démissionner volontairement. Ça serait le cas, à ne pas en douter, avec Trump qui est maintenant dangereusement inapte à exercer ses fonctions. L’a-t-il déjà été?

En 2020, des professionnels de la santé mentale voulaient que le 25e amendement soit invoqué contre lui parce qu’il aggravait la pandémie par son incompétence, son ignorance et sa manie de transmettre de fausses informations.

Mais il faudrait que Trump soit vraiment fou à lier pour que Vance et une majorité de son cabinet de serviles trumpéteux se résignent à invoquer le 25e amendement et le destituent.

Et ça ne s’arrêterait pas là. Des dispositions du 25e amendement permettraient à Trump de se déclarer par la suite apte à reprendre ses fonctions. Si Vance et la majorité du cabinet contestaient sa déclaration, la question serait tranchée par le Congrès. Une majorité des deux tiers des deux chambres serait nécessaire pour l’écarter définitivement de la Maison-Blanche.

Et l’«impeachment» alors?

Durant son premier mandat, en décembre 2019, Trump a déjà été mis en accusation par la Chambre des représentants alors dominée par les démocrates. Une majorité de ses 435 membres avait approuvé les accusations d’abus de pouvoir et d’obstruction au Congrès. Trump a été acquitté par le Sénat, dominé par les républicains, en février 2020. La Constitution exige un vote des deux tiers du Sénat pour condamner et destituer un président.

La procédure de mise en accusation — impeachment — pourrait être engagée de nouveau contre Trump si les républicains subissent une défaite cuisante aux élections de mi-mandat... dans deux ans!

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