Trump va nous trouver fins


Marc de Foy
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Donald Trump ne pourra pas accuser les Québécois de manquer de savoir-vivre. L’interprétation de l’hymne national américain avant le match entre le Canadien et les Devils n’a donné lieu à aucun débordement, ou si peu.
Quelques spectateurs à la forte voix se sont fait entendre dans les hauteurs du Centre Bell, mais c’est tout. On pouvait les compter sur les doigts d’une seule main La foule a été respectueuse comme le Canadien l’avait demandé par la voix de son annonceur-maison Michel Lacroix.
Personne n’est restée assis, tout le monde s’est levé.
S’il est une chose, c’était encore plus calme que lors du match précédent dans la même enceinte contre le Wild du Minnesota. Les huées avaient été plus audibles ce soir-là, mais encore là ce n’était rien comparativement à ce qu’on avait entendu à Ottawa, Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver.
De deux choses l’une : les gens attendent que Trump mette ses menaces à exécution pour afficher leur mécontentement ou ils estiment que politique et sport ne vont pas de pair.
Le problème est que Trump va continuer à nous taper sur la tête et qu’il est peu probable que l’on se sorte de cette sale histoire de tarifs douaniers sans mal.
Le pot au Canadien
Et si on parlait des vraies affaires?
La défaite du Canadien aux mains des Devils était sa septième à ses 11 derniers matchs (3-7-1), c’est-à-dire depuis la fin de sa belle séquence de 13 victoires en 17 rencontres (13-3-1). L’équipe présente maintenant une fiche de tout juste ,500 (25-25-5).
Les amateurs ont quitté le Centre Bell déçus. Ils étaient moins calmes que pendant l’interprétation du Star-Spangled Banner. Ils ne se sont pas gênés pour conspuer le Tricolore dans les derniers moments du match. Leurs huées étaient bien perceptibles.
Si le huitième rang demeure à une portée raisonnable du Tricolore, il faut bien se rendre à l’évidence que l’équipe ratera les séries pour une quatrième année consécutive, un sommet dans son histoire.
La troupe de Martin St-Louis plonge davantage qu’elle ne remonte au classement. La pause de huit jours qui suivra le match de dimanche lui sera peut-être bénéfique, mais il ne faudrait pas s’attendre à des miracles lors de la reprise des activités.
Les visages étaient longs dans le vestiaire en fin de journée.
«Ce fut un match un peu bizarre», disait David Savard.
«Les Devils ont commencé le match en force, puis on a gagné du momentum. Nos erreurs nous ont fait mal.»
Le vétéran défenseur a refusé de parler de fatigue.
«Toutes les équipes ont traversent des séquences de calendrier plus occupées au cours d’une saison. On a le repos dont on a besoin, mais on ne compte pas beaucoup de buts.»
«Il faut garder les choses simples.»
Beau hockey à venir
Les amateurs, quant à eux, seront peut-être contents d’assister à du hockey de calibre international au cours des deux prochaines semaines, à l’occasion de la Confrontation des 4 nations.
Les dirigeants de la délégation finlandaise assistaient d’ailleurs au match Canadien-Devils de la passerelle de presse. On retrouvait parmi eux Mikko Koivu, le frère de Saku et ancien capitaine du Wild du Minnesota.
Toujours aussi sympathique, Mikko montre encore quatre ans après son retrait de la compétition la charpente d’un joueur actif. Comme dirait mon ancien partenaire à la couverture du Canadien, Mario Leclerc, l’ancien joueur de 41 ans n’est pas fait en mousse de combine, expression savoureuse de son Thetford-Mines natal.
Pour ceux qui se poseraient la question, Mikko fait six trois pouces, et à le voir, son poids semble encore osciller autour de 218 livres.
C’est une pièce d’homme!
Ils sont loin les jours où le jeune frère de Saku s’amusait dans les gradins du Forum.