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Trump ne compte pas «aider» les pays affectés par la fermeture du détroit d'Ormuz

2026-03-31T13:13:49Z
2026-03-31T15:20:00Z

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Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis « ne seraient plus là pour aider » les pays dont l’approvisionnement en pétrole dépend du détroit d’Ormuz.

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Les prochains jours de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran seront « décisifs », a pour sa part affirmé le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, refusant d’écarter la possibilité de déployer des troupes sur le sol iranien.

Le président américain, qui veut boucler en six semaines maximum l’opération militaire lancée contre l’Iran le 28 février, avait déjà indiqué auparavant que la réouverture de cette artère vitale pour le transport mondial de brut n’était pas un impératif pour lui.

« J’ai une suggestion pour tous ces pays qui n’ont plus de kérosène à cause du détroit d’Ormuz, comme le Royaume-Uni, qui a refusé de s’impliquer dans la décapitation de l’Iran : 1. achetez auprès des États-Unis, nous en avons plein, 2. trouvez du courage, avec retard, allez jusqu’au détroit et PRENEZ le tout simplement », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

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MEGA/WENN
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« Vous allez devoir apprendre à vous défendre vous-mêmes, les États-Unis ne seront plus là pour vous, de la même manière que vous n’avez pas été là pour nous. L’Iran a été, pour l’essentiel, décimé. Le plus dur est fait. Allez chercher votre propre pétrole ! », a conclu le président américain.

Il a plusieurs fois affirmé que la première puissance mondiale, qui produit une bonne partie du pétrole qu’elle consomme et importe le reste essentiellement du Canada et du Mexique, n’était pas affectée par la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz.

Ce n’est pas le cas de nombre de pays asiatiques désormais confrontés à une crise énergétique majeure.

Les États-Unis n’en subissent pas moins l’impact de la hausse des cours.

Le gouvernement américain maintient le flou à la fois sur les objectifs militaires qu’il poursuit, et sur les discussions qu’il dit mener avec des dirigeants iraniens, ce qui lui vaut d’être accusé d’avancer à l’aveuglette par l’opposition.

« Les prochains jours seront décisifs. L’Iran le sait, et ils ne peuvent quasiment rien faire militairement contre cela », a déclaré le chef du Pentagone lors d’une conférence de presse.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Les discussions « sont bien réelles, elles sont en cours, elles sont actives et — je pense — se renforcent », a-t-il affirmé.

Les-Etats-Unis constatent un « va-et-vient » avec l’Iran sur les termes de ces négociations, un « fait nouveau productif », selon Pete Hegseth.

Il a également refusé à nouveau d’exclure la possibilité de déployer des troupes américaines sur le territoire iranien.

« Nous n’allons écarter aucune option. Vous ne pouvez pas mener et gagner une guerre si vous dites à votre adversaire ce que vous êtes prêts à faire, ou pas prêts à faire, y compris des troupes au sol », a déclaré le ministre.

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