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Vers une nouvelle paralysie budgétaire aux États-Unis après une nouvelle coupe de Trump dans l’aide internationale

AFP

2025-08-29T13:30:46Z
2025-08-29T16:40:46Z

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Donald Trump a exprimé au Congrès américain sa volonté d’éliminer 4,9 milliards de dollars supplémentaires d’aide internationale, a indiqué vendredi la Maison-Blanche, une annonce qui augmente fortement les probabilités de paralysie de l’État fédéral fin septembre.

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La suppression «touche des programmes du département d’État ainsi que l’Agence des États-Unis pour le développement international, et des programmes d’assistance internationale», précise-t-on dans la lettre envoyée au président républicain de la Chambre des représentants et partagée par le Bureau du budget de la Maison-Blanche.

Le président Trump «mettra toujours L’AMÉRIQUE D’ABORD», a écrit le Bureau dans X.

Les démocrates avaient averti récemment que toute volonté de revenir sur des fonds déjà approuvés par le Congrès anéantirait les possibilités de négocier avec eux pour éviter la paralysie budgétaire, le fameux shutdown, avant l’échéance du 30 septembre.

MEGA/WENN
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Le Congrès a jusqu’à cette date pour adopter un budget, même temporaire. Sans quoi, des centaines de milliers de fonctionnaires se retrouveraient en principe au chômage, sans paie. Le trafic aérien serait perturbé, comme le versement de certaines aides alimentaires aux familles à faible revenu, entre autres conséquences.

Une situation hautement risquée économiquement et politiquement, que Donald Trump avait évitée de justesse en mars avec l’appui à contrecœur de dix sénateurs démocrates.

«Manœuvre illégale»

Le recul de ces élus de l’opposition avait provoqué une vive polémique dans leurs rangs et chez leurs partisans, qui les ont accusés de ne pas résister avec suffisamment de fermeté au président républicain.

La Constitution américaine dispose que le Congrès possède seul le pouvoir d’allouer les fonds publics fédéraux. Pour valider cette nouvelle suppression budgétaire, Donald Trump doit donc normalement obtenir l’approbation des deux chambres parlementaires, où les républicains sont majoritaires.

Mais cette demande de coupes arrive si tard dans l’année financière que le Congrès pourrait ne pas avoir le temps de voter le texte avant l’expiration des fonds, le 30 septembre. Pour la Maison-Blanche, cette absence d’approbation libérerait tout de même le gouvernement de son obligation légale de dépenser ces fonds.

Une «manœuvre illégale», a estimé le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, qui dénonce la volonté de Donald Trump «de contourner le Congrès».

Sa collègue républicaine Susan Collins, considérée comme une élue de tendance modérée, a abondé dans le sens du démocrate.

«Toute tentative de révoquer des fonds alloués sans l’approbation du Congrès est une violation claire de la loi», a-t-elle averti.

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USAID

La grande majorité des coupes – 3,2 milliards de dollars – concerneraient les fonds alloués à l’agence américaine pour le développement international (USAID), selon des documents judiciaires consultés par l’AFP, et confirmant les informations du tabloïd New York Post.

Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump a déjà gelé des milliards de dollars destinés à l’aide internationale et a formellement démantelé USAID, aujourd’hui absorbée par le département d’État chargé de la diplomatie américaine.

Plus importante agence humanitaire au niveau mondial, USAID était impliquée dans des programmes de santé et d’aide d’urgence dans environ 120 pays.

En juillet, une étude internationale avait révélé que l’effondrement du financement américain consacré à l’aide internationale pourrait entraîner plus de 14 millions de morts supplémentaires d’ici 2030 parmi les plus vulnérables, dont un tiers d’enfants.

Quelque 838 millions de dollars destinés à des missions de maintien de la paix sont également concernés par les coupes demandées par Donald Trump.

Le milliardaire de 79 ans s’est engagé personnellement depuis plusieurs mois dans une campagne pour obtenir le prix Nobel de la paix, arguant avoir mis fin à lui seul à plus de six conflits dans le monde depuis le début de son second mandat.

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