Trump croit que Trudeau s’accroche au pouvoir: «C’est de l’ignorance crasse basée sur un nationalisme Cocorico!»
TVA Nouvelles
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Donald Trump dirige les États-Unis en étant complètement centré sur son propre pays, ce qui fait en sorte qu’il en vient à oublier le portrait mondial plus large, selon le chroniqueur Antoine Robitaille.
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Lors de son commentaire à l’émission Le Québec matin jeudi, il avance que le président américain adopte un nationalisme qu’il qualifie de «Cocorico».
«Trump veut ne penser qu’aux États-Unis et pas en termes continental, dit-il. Il ne respecte aucune règle, et ça, c’est peut-être basé sur une certaine ignorance. C’est un nationalisme très Cocorico, celui de Trump.»
«C’est-à-dire "On est les meilleurs" et on se pète les bretelles, chauvin à mort, et ça implique souvent une ignorance des autres réalités, ajoute-t-il. Tu te penses tellement ce qu’il y a de mieux dans l’histoire de l’humanité et dans le monde comme nationaliste que tu en viens [...] à mépriser les autres et à même ne pas t’y intéresser.»
La publication de M. Trump sur son réseau social Truth, mercredi, accusant Justin Trudeau de vouloir s’accrocher à son poste de premier ministre, en est un bon exemple, selon lui.
«L’illustration la meilleure, on l’a dans le fait que Donald Trump se demande si Trudeau n’essaye pas avec tout ça de rester au pouvoir, avance-t-il. Ça, c’est de l’ignorance crasse basée sur un nationaliste Cocorico.»
• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Le chroniqueur assure que le nationalisme de Donald Trump est bien différent que celui des Québécois, par exemple.
«Je pense qu’au Québec c’est bien vu de dire qu’on est nationaliste, parce que c’est sûr, on est une petite nation, et on n’a pas le choix de se défendre et se valoriser un peu en s’entraidant», mentionne-t-il.
«Mais quand tu es nationaliste d’une grande nation et que tu crois que déjà que tu es dominant, il faut que tu sois encore plus dominant, renchérit-il. C’était ça son discours l’autre soir. Il faut dominer le monde. Eux autres, ils ne sont vraiment pas ouverts sur le monde.»
C’est justement ce que Donald Trump prouve chaque jour, selon lui.
«Leur président ne sait même pas qu’ici, on a un régime britannique où les élections ne sont pas nécessairement à date fixe lorsqu’il y a un gouvernement minoritaire, affirme M. Robitaille. C’est hallucinant, mais c’est la bêtise idéologique du nationalisme des grandes nations.»
Voyez l’analyse complète dans la vidéo ci-dessus