Trump considère l’espace aérien vénézuélien fermé: «C’est probablement un prétexte», selon un analyste politique

Doualeh Ibrahim
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La mise en garde de Donald Trump concernant l’espace aérien vénézuélien pourrait servir de levier pour mettre la pression sur le gouvernement de Nicolás Maduro, selon un analyste politique.
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«C’est probablement davantage un prétexte, parce que selon les données probantes, le Venezuela n’est pas le principal exportateur de drogue vers les États-Unis. Il faut rappeler que le président américain n’a pas le pouvoir de déclarer la guerre», a affirmé le doctorant en science politique à Sciences Po Paris, Georges Mercier, en entrevue sur les ondes de LCN, samedi.

Selon lui, plusieurs membres de l’administration Trump, notamment le secrétaire d’État américain Marco Rubio, souhaitent le renversement du président vénézuélien.
«Il y a au sein du Parti républicain un sentiment fortement hostile à Cuba et le Venezuela est réputé comme étant un allié de Cuba», a précisé M. Mercier.
L’analyste politique souligne que Donald Trump utilise la lutte contre les cartels de la drogue pour justifier sa pression au Venezuela.
«Il invoque un état d’urgence, une menace à la sécurité nationale pour revendiquer des pouvoirs qu’il ne possède peut-être pas. On est quand même rendu à plus de 80 individus qui auraient été tués dans des frappes de missiles américains sous le prétexte de lutte contre le trafic de drogue», a expliqué le doctorant en science politique à Sciences Po Paris.
Georges Mercier estime qu’une intervention militaire terrestre de l’administration Trump pourrait être envisageable en Amérique du Sud.
«Apparemment, il y a eu des négociations entre et l’administration américaine où Maduro aurait offert aux compagnies américaines un accès privilégié aux ressources, ce que la Maison-Blanche aurait rejeté», a-t-il mentionné.
Voyez l’entrevue complète avec Georges Mercier dans la vidéo ci-dessus.