Trump appelle Téhéran à ne pas exécuter un jeune lutteur
AFP
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Le président américain Donald Trump a appelé jeudi l’Iran à ne pas exécuter un jeune homme condamné à mort pour, selon Téhéran, le meurtre d’un fonctionnaire lors d’« émeutes » en 2018.
Selon Mizan Online, l’agence officielle de l’Autorité judiciaire, Navid Afkari, présenté comme un ancien lutteur, a été reconnu coupable d’« homicide volontaire » sur un fonctionnaire de la régie publique de l’eau à Chiraz (sud), poignardé le 2 août 2018.
Comme plusieurs autres villes d’Iran, Chiraz avait été le théâtre ce jour-là de manifestations hostiles au pouvoir et dénonçant la situation économique et sociale du pays.
« J’apprends que l’Iran s’apprête à exécuter une grande vedette de la lutte, Navid Afkari, 27 ans, qui n’a fait que participer à une manifestation anti-gouvernement », a réagi le président américain sur Twitter.
« À l’attention des dirigeants iraniens, j’apprécierais vraiment que vous épargniez la vie de ce jeune homme et que vous ne l’exécutiez pas. Merci ! », a-t-il ajouté.
Hearing that Iran is looking to execute a great and popular wrestling star, 27-year-old Navid Afkarai, whose sole act was an anti-government demonstration on the streets. They were protesting the “country’s worsening economic situation and inflation”...
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) September 3, 2020
Les soutiens à l’accusé ont aussi fleuri sur les réseaux sociaux, avec le mot-dièse « N’exécutez pas notre Navid », notamment après la publication d’informations à l’étranger affirmant que M. Afkari avait été condamné sur la base d’aveux extorqués sous la torture.
🇮🇷 The Islamic Republic of Iran just confirmed the death sentence of wrestling champion Navid Afkari for participating in 2018 protests against the regime.
— UN Watch (@UNWatch) August 29, 2020
🇮🇷 The Islamic Republic of Iran is an elected member of the U.N. Commission on Criminal Justice.
Why, @antonioguterres? pic.twitter.com/9pLD5ABFKQ
Avec au moins 251 exécutions en 2019, l’Iran est, après la Chine, le pays du monde qui a le plus recours à la peine capitale selon le dernier rapport mondial sur la peine de mort publié par Amnesty International.
L’organisation de défense des droits humains note néanmoins que « le nombre d’exécutions recensées » en Iran « a diminué de moitié » par rapport à 2018.