Trudeau se défend d’être plus généreux à l’égard de l’Ontario


Francis Halin
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Cinq mois après avoir investi 295 millions $ dans l’usine ontarienne de Ford, le premier ministre Justin Trudeau s’est bien défendu hier d’être plus généreux envers l’Ontario que le Québec en accordant un prêt de 50 M$ à Lion Électrique.
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« J’ai grandement hâte de pouvoir être partenaire d’autres projets ambitieux comme celui de Lion Électrique », a répondu au Journal, hier, le premier ministre fédéral quand on lui a demandé s’il prévoyait être aussi généreux envers le Québec si un projet de la même envergure venait à ses oreilles.
Début octobre, Ottawa avait investi 295 millions de dollars dans un projet de 1,8 milliard de dollars de l’usine de fabrication de véhicules électriques et de batteries de Ford, à Oakville, en banlieue de Toronto.
Après l’annonce l’automne dernier, Pierre Karl Péladeau avait critiqué le gouvernement Trudeau en l’accusant de favoriser l’Ontario au détriment du Québec dans la filière électrique, qui connaît un boum dans la province.
« On a vu récemment une annonce d’un investissement majeur pour une conversion d’une usine de Ford à Oakville. On souhaiterait que des investissements de cette envergure puissent nous accompagner ici, au Québec, pour participer à l’enrichissement collectif », avait-il affirmé.
Ouvert à d’autres projets
Hier, au point de presse de l’annonce de la construction de l’usine de 185 millions de dollars de Lion Électrique, Justin Trudeau a assuré que son gouvernement répondra présent quand viendra le temps d’aider d’autres projets québécois.
« On a eu une très bonne conversation le premier ministre Legault et moi ce matin sur les opportunités que nous avons de continuer de travailler ensemble », a-t-il résumé.
Justin Trudeau a ajouté que le Québec est déjà un chef de file en matière d’innovation et d’électrification.
« Je sais que les emplois de qualité, les emplois plus verts, c’est important », a-t-il lancé, après avoir loué l’expertise québécoise.