Troisième présence en finale de la coupe Stanley pour William Carrier: «Je la savoure encore plus»

Jonathan Bernier
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RALEIGH | Il n’y a pas une finale de la coupe Stanley qui passe sans que les joueurs nous racontent à quel point ils ressentent une certaine frénésie. On peut les comprendre. Après tout, c’est un scénario dont tous les enfants rêvent en jouant au hockey dans la rue.
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Or, il semble qu’on finisse par s’y habituer. C’est du moins ce qu’a glissé William Carrier, en matinée, à quelques heures du premier affrontement face aux Golden Knights.
« Je la savoure encore plus. Je suis davantage dans le moment, a expliqué l’attaquant de 31 ans. J’en ai perdu une, j’en ai gagné une. Je sais que la vie continue après. »
En 2018, le Québécois avait été inséré dans la formation des Golden Knights pour le cinquième et dernier match de la finale perdue aux mains des Capitals. En 2023, il avait activement contribué à la victoire de ces mêmes Golden Knights face aux Panthers.

« J’aurais aimé ça me sentir comme ça quand j’étais plus jeune, mais ça ne s’achète pas, a-t-il souligné. La première fois, tu es sur les nerfs. Tu es plus jeune, c’est de l’inconnu, tu ne sais pas à quoi t’attendre. »
« En vieillissant, tu comprends que c’est juste un autre match. Les gars ne sont pas plus gros, pas plus forts que lorsqu’on les affronte pendant la saison », a-t-il poursuivi.
Plus difficile que face au Canadien
Ce qui ajoute au flegme de cet ancien choix de deuxième ronde des Blues, c’est qu’il a déjà évolué avec la grande majorité des patineurs qui se trouvent dans le vestiaire adverse.
Il a quitté la capitale du vice pour se joindre aux Hurricanes à titre de joueur autonome en juillet 2024. Il sait donc à quoi s’attendre.
« À l’inverse de Montréal, ils jouent de façon vraiment serrée. Ils ne vont rien nous donner, a-t-il analysé. Il ne faut pas devenir impatient. Il faut prendre notre temps et quand on a une chance, mettre la rondelle dans le but. »
Un style de jeu qui pourrait entraîner une série très longue.