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Trois questions pour bien comprendre tout le chaos entourant les Remparts au dernier repêchage

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-06-08T17:43:24Z

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Les Remparts ont été au cœur d’une situation aussi chaotique qu’inédite, lors du dernier repêchage de la LHJMQ. Une situation qui peut être compliquée à comprendre, pour ceux et celles qui suivent le hockey junior de l’extérieur.

On a tenté de clarifier le tout à l’aide de trois questions simples.

1. Pourquoi les Remparts devaient-ils un choix aux Saguenéens ?

C’est ce qui a ajouté à l’aspect dramatique du dernier repêchage : les Remparts avaient promis aux Sags un choix qu’ils n’avaient pas, puis les Sags avaient promis ce choix au Drakkar même s’ils ne l’avaient pas puisque les Remparts ne l’avaient pas encore !

Cette pratique est commune dans le hockey junior. Souvent, les choix de première ronde sont promis par des clubs aspirant aux grands honneurs et qui savent que, durant l’été, ils entameront une phase de reconstruction et liquideront les vétérans restant à leur formation, ce qui leur permettra d’aller chercher ces choix de premier tour.

Les Remparts se trouvaient dans une situation un peu différente. D’un côté, ils n’avaient pas de vétérans de qualité à offrir, puisqu’ils en ont besoin dans leur plan de gagner d’ici deux ans et, de l’autre, ils ne voulaient pas donner de jeunes espoirs de leur organisation, parce qu’ils en ont besoin pour faire partie du noyau dans les deux prochaines années.

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2. Pourquoi ont-ils attendu à la dernière minute pour faire l’acquisition dudit choix ?

Si les Remparts se sont retrouvés dans cette situation, c’est notamment parce qu’une entente avait été conclue pour un choix parmi les 12 premiers. Toutefois, le directeur général de l’autre formation a quitté son poste quelques jours avant le repêchage.

L’entente avait été conclue, mais pas signée. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’une entente dans la LHJMQ n’est pas officielle tant que les papiers n’ont pas été signés par les deux partis, puis remis aux instances de la ligue.

Normalement, par souci de préserver leur réputation, les directeurs généraux honorent leurs ententes, même si elles ne sont que verbales. Des transactions majeures ont même déjà été complétées un an à l’avance, et les papiers signés par les hommes de hockey ainsi que les propriétaires des deux équipes, afin de s’assurer que tout le monde tienne sa parole.

Or, dans le cas des Remparts, aucun papier officiel ne confirmait la transaction, autre que les messages envoyés entre les deux directeurs généraux, ce qui soulève une autre question : une transaction conclue, preuve à l’appui, devrait-elle être honorée, peu importe ?

3. Pourquoi les Remparts ont-ils dû donner autant ?

Sachant que Gagné cherchait désespérément un choix de première ronde, et que les dirigeants de la ligue leur imposaient de le faire, les autres formations ont évidemment augmenté leurs prix. Gagné a dû se rabattre sur l’offre qui, à ses yeux, nuisait le moins à son équipe à court terme.

« Je suis vraiment déçu. Je sais qui sont les équipes qui ont essayé de profiter de la situation et on va avoir la mémoire longue », a-t-il assuré.

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