Trois fois où Ticketmaster a été pointé du doigt par des artistes en raison de ses frais abusifs ou de sa plateforme de revente de billets
Fiasco lors de la prévente de Taylor Swift, frais de service deux fois le prix de la facture et billets revendus à 3000$.

Nicolas Brasseur
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Des artistes ont critiqué publiquement le quasi-monopole de Ticketmaster au cours des dernières années, pointant du doigt les frais de service excessifs et le coût des billets sur la plateforme de revente de la compagnie.
Taylor Swift
Ticketmaster s’écroule
La plateforme de Ticketmaster s’était effondrée pendant plusieurs heures le 15 novembre dernier lors de la prévente de la tournée The Eras Tour de Taylor Swift aux États-Unis. Le fiasco, provoqué par une demande record pour l’artiste, avait forcé l’annulation de la vente générale.

« Il y a tellement de monde qui veut des billets qu’il n’y en a pas assez pour répondre à la demande », affirme Alexis Perron-Brault, expert en marketing de la musique à l’UQAM.
Les dirigeants de Ticketmaster et de Live Nation Entertainment avaient été pressés de répondre aux questions des sénateurs américains en janvier pour cibler les causes de cette catastrophe. Le quasi-monopole de Ticketmaster avait aussi été pointé du doigt par des élus du Congrès américain.
Les responsables de l’entreprise s’étaient notamment défendus, visant les nombreux robots qui ont envahi la plateforme.
« Avec le recul, il y a plusieurs choses que nous aurions pu mieux faire », avait admis le président de Live Nation Entertainment, Joe Berchtold, devant le sénat.
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Par courriel, Ticketmaster indique avoir investi des millions de dollars afin de combattre le marché des billets de revente. Au cours des huit premiers mois de 2023, la compagnie stipule avoir « bloqué plus de 25 milliards » de robots sur leur plateforme.
The Cure
Écœuré par les frais
Dans le cadre de leur dernière tournée nord-américaine, le chanteur du groupe rock britannique The Cure, Robert Smith, avait dénoncé les pratiques du géant de la billetterie.
« Je suis aussi écœuré que vous tous par la débâcle des “frais” de Ticketmaster. Pour être très clair : l’artiste n’a aucun moyen de les limiter. J’ai demandé comment ils sont justifiés », avait écrit le chanteur sur X (anciennement Twitter).

Même si le groupe voulait limiter le coût d’un billet à 20 $, ça n’a pas empêché Ticketmaster d’ajouter des frais de service qui pouvaient dans certains cas doubler la facture, comme le rapportait Le Journal en mars dernier.
« Ça a l’air absurde et ça frappe plus fort quand le billet n’est pas cher, mais à la base ça prend [des] frais. Le problème c’est que ces frais-là sont excessifs en général et le deviennent encore plus avec des billets qui sont très dispendieux », explique M. Perron-Brault.
Neil Young
Le bon vieux temps est révolu
Le chanteur torontois Neil Young avait lui aussi blâmé Ticketmaster dans un texte publié sur son site web ce printemps. « C’est fini. Le bon vieux temps est révolu, avait-il écrit. Je reçois des lettres me reprochant des billets à 3000 $ pour un spectacle de bienfaisance que je fais.

Cet argent ne va pas à moi ni à l’organisme. [...] Les tournées de concerts ne sont plus amusantes. Elles ne sont plus ce qu’elles étaient. »
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