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Trois bagarres en 9 secondes, les Tkachuk avaient planifié leur coup

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-16T05:50:40Z

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Trois bagarres dans les neuf premières secondes de jeu, ça ne doit jamais s’être vu dans la LNH. Encore moins dans un match international. C’est pourtant ce à quoi on a eu droit samedi soir.

Un début de match digne des belles années de Joël Thériault, dans la Ligue nord-américaine. D’ailleurs, comme ça se faisait à l’époque des Chiefs de Laval, les antagonistes avaient prévu leur coup.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

«On en a parlé aujourd’hui, a admis Brady Tkachuk. On s’est créé un groupe de discussion dans lequel on a réaffirmé ce qu’on allait faire.»

Pendant que son frère Matthew et Brandon Hagel s’échangeaient des coups, il était possible de voir Brady s’époumoner en criant.

«Ce combat nous a tellement donné de l’énergie, a lancé Brady, qui allait lui-même laisser tomber les gants face à Sam Bennett, dès la reprise du jeu. Je pense que j’étais plus excité et plus nerveux que lors de ma propre bataille.»

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À l’époque de Bob Berger, il n’y a pas que les joueurs qui connaissaient le scénario. C’était la même chose pour les entraîneurs. Mike Sullivan, lui, a assuré qu’il n’était au courant de rien.

«Je n’en avais aucune idée, a-t-il soutenu. Je savais que nous serions crinqués. La raison pour laquelle j’ai amorcé le match avec ces joueurs, c’est qu’ils sont le cœur de notre groupe. Ils sont ceux qui nous aident à gagner en momentum.»

«Notre temps est venu»

Matthew l’a répété à quelques occasions, après la victoire américaine, aux journalistes attroupés autour de lui. Ces trois combats n’étaient nullement en réaction aux huées du public à l’endroit de l’hymne national américain. Pas plus qu’ils ne se voulaient un hommage à leur père, Keith, qui avait jeté les gants devant Claude Lemieux lors de la Coupe du monde de 1996.

«On voulait passer un message. Dire à tout le monde que notre temps est venu, a lancé Matthew. Nous étions dans un environnement hostile et nous voulions démontrer que nous n’allions pas reculer.»

«Ils [les Canadiens] ont obtenu tellement de succès au fil de toutes ces années. Ils font partie des meilleurs joueurs au monde. Nous avons senti que, dans cet environnement, c’était le bon moment pour le faire [passer un message]», a-t-il poursuivi.

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Ce message, les Américains ne l’ont pas passé seulement en jetant les gants. Ils l’ont également fait en distribuant les mises en échec comme on distribue des bonbons un soir d’Halloween.

Charlie McAvoy s’est gâté aux dépens de Connor McDavid, ce qui a permis à Jake Guentzel de niveler la marque.

«C’est probablement le jeu du match, est même allé jusqu’à prétendre Matthew Tkachuk. Ça aussi, ça faisait partie du message. Ils venaient de marquer, la bâtisse semblait sur le point d’exploser et il s’amène et distribue l’une des mises en échec les plus solides que j’ai vues.»

Tkachuk blessé?

Forts de cette victoire, les Américains ont confirmé leur place pour la finale, qui se déroulera jeudi à Boston. Entretemps, ils affronteront la Suède, lundi soir. L’assurance d’une présence au match ultime pourrait inciter Sullivan à laisser Matthew Tkachuk de côté.

L’attaquant des Panthers est demeuré sur le banc pendant les 12 dernières minutes et demie de la rencontre. Auparavant, il avait joué seulement 1 min 13 s en troisième période.

«Ça ne m’inquiète pas du tout», a déclaré le principal intéressé avant de dévier sur un autre sujet.

Sullivan, pour sa part, a mentionné que son attaquant souffrait d’une blessure au bas du corps et qu’il était évalué par les médecins de l’équipe.

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