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Trois ans après ses 115 points en Floride: Huberdeau a choisi de se réinventer

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-11-05T18:16:10Z

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Jonathan Huberdeau commence à avoir du millage sous les patins. À 31 ans, il amorce sa 13e saison dans la LNH. Il est dans le circuit Bettman depuis si longtemps que dans deux ans, on lui remettra probablement un bâton d’argent pour son 1000e match.

Comme c’est le cas dans la vie en général, les années qui passent amènent introspection et modification dans la façon de faire. Après deux saisons d’une cinquantaine de points, chacune, à Calgary, c’est le constat que l’ancien attaquant des Panthers a fait.

«J’ai travaillé fort cet été. Autant mentalement que physiquement. Alors, je suis arrivé avec confiance, a-t-il indiqué après l’entraînement matinal tenu au Centre Bell. Les points ne viendront pas aussi facilement ici qu’en Floride, mais pour l’instant, je joue mieux. Je suis un joueur plus complet.»

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Mais pour y parvenir, il faut traverser une période d’acceptation. Ce ne sont pas tous les joueurs qui ont déjà vécu des saisons de 30 buts et de 115 ou 92 points qui sont prêts à le faire.

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«Il faut que tu l’acceptes. Si tu ne le fais pas, ça devient difficile de jouer, a déclaré celui qui compte huit points, dont cinq buts, en 12 rencontres. Oui, les occasions de marquer sont moins présentes, mais c’est le style d’équipe que nous avons et c’est de cette façon que nous allons gagner.»

Un rôle en désavantage numérique

C’est donc au cours de ce cheminement mental estival qu’Huberdeau s’est dit qu’il devait trouver une façon complémentaire d’aider l’équipe. Il ne faut pas se tromper: son objectif principal est toujours de marquer des buts. On n’étouffe pas l’instinct offensif qui nous a permis de gravir les échelons.

Sauf qu’il a pris conscience qu’avant de pouvoir marquer, il faut posséder de la rondelle. D’où son soudain intérêt à s’appliquer et s’impliquer défensivement. 

«Si je travaille fort pour avoir la rondelle, ça va me donner la chance de la garder plus longtemps», a souligné l’athlète de Saint-Jérôme.

C’est logique.

Huberdeau a poussé la réflexion tellement loin qu’il prend plaisir à évoluer en infériorité numérique, une facette du jeu sur laquelle il avait été utilisé de façon régulière lors d’une seule saison: en 2021-2022, sa dernière en Floride.

«Le désavantage numérique, tu retires une fierté à jouer là-dessus. Ça amène un plus à mon jeu. Ça me donne même des occasions supplémentaires en attaque, a-t-il assuré. Puisque je joue également en supériorité numérique, ça permet de lire un peu plus le jeu.»

Parlant de l’attaque massive, Huberdeau a inscrit trois de ses cinq buts avec l’avantage d’un homme. S’il a grandement contribué aux succès de cette unité en début de calendrier, il reconnaît que ça a ralenti depuis quelque temps.

«Notre attaque massive marquait un but par match, mais c’était souvent celui qui nous permettait de prendre les devants», a-t-il raconté.

Les Flames ont fait bouger les cordages une seule fois à leurs 20 dernières occasions, ce qui explique qu’ils n’aient remporté que deux de leurs huit derniers matchs.

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