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«Triste de les voir partir»: le CF Montréal doit mériter la confiance des partisans

Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo portrait de Marc-Antoine Malo

Marc-Antoine Malo

2024-09-09T22:32:45Z

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Devant le manque de performance du CF Montréal cette saison, des partisans quittent le navire et à défaut de pouvoir les retenir, l’organisation espère pouvoir les convaincre de revenir.

Sur les réseaux sociaux, ils sont plusieurs à avoir dit qu’ils ne renouvelleraient pas leurs abonnements de saison, et ce, après une douzaine ou une quinzaine d’années de fidélité. Dimanche, le groupe 127 Montréal a donné un gros coup en annonçant qu’il accrocherait sa bannière après 13 ans de soutien.

«C’est triste de les voir partir. De la façon dont je vois ça, on doit mériter leur confiance. Si on les a perdus, ou si on perd d’autres partisans, c’est à nous de démontrer à quel point on veut qu’ils reviennent. Ce sera notre défi pour le groupe 127 ou d’autres partisans», a réagi lundi le président et chef de la direction du CF, Gabriel Gervais, dans une rare présence devant les médias.

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L’ancien défenseur de l’Impact doit le reconnaître: le désaveu d’un regroupement important, c’est nouveau. Au niveau des abonnements de saison, toutefois, il estime qu’un roulement s’opère généralement chaque année et que 1000 personnes ont déjà effectué un dépôt.

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«Ce n’est pas comme si les gens ne venaient pas au Stade Saputo, a précisé Gervais. On sent cette faim pour le soccer dans la communauté. C’est à nous de performer sur le terrain. Notre marque se porte bien, nos couleurs se portent bien. Je ne peux pas dire qu’il y a une coupure générale avec notre communauté, loin de là. C’est sûr que nos partisans carburent aux performances sur le terrain.»

Dur à avaler

Le soccer, ce n’est pas dans les bureaux ou dans les gradins que ça se joue, mais sur la pelouse. Or, ce ne fut guère réjouissant à ce niveau pour le CF Montréal dernièrement.

Tout le monde semble encore sous le choc du revers de 5 à 0 au Stade Saputo du 24 août. À lui seul, le Revolution de la Nouvelle-Angleterre a secoué les colonnes du temple.

«Les entraîneurs et les joueurs doivent trouver des solutions. Les deux dernières performances ne sont pas acceptables, surtout celle à domicile de 5 à 0, a assuré Gervais. Personnellement, je ne l’ai pas digérée en tant que président, je ne l’ai pas digérée en tant qu’ancien joueur et je ne l’ai surtout pas digérée en tant que partisan.»

Le président n’a pas hésité à le dire: il y a un manque d’effort, de cohésion et de constance au sein de son club.

«Je serai très ouvert avec vous... Quand je regarde les statistiques de certains joueurs, non, l’effort n’est pas là. [...] Le collectif au complet, oui, je crois qu’il y a plus d’efforts, mais il y a certains joueurs qui ne sont pas à la hauteur», a-t-il admis.

Courtois n’est pas menacé

Le CF Montréal pourrait facilement avoir 10 points de plus au classement s’il n’avait pas échappé autant de matchs, croit Gervais. Il est d’ailleurs déçu que le Bleu-Blanc-Noir n’ait pas de onze partant clair en septembre, à quelques semaines de la fin de la saison.

À ce niveau, les blessures, les contre-performances de certains éléments et les appels internationaux peuvent avoir pesé dans la balance.

Malgré tout, les jours de Laurent Courtois à la barre de l’équipe ne sont pas comptés. Gervais soutient les choix du Français de 45 ans, mais il doit agir.

«Les attentes sont les mêmes: on veut accéder aux éliminatoires, a-t-il confié. Je suis conscient que c’est une lourde tâche, mais je suis optimiste. J’y crois. Tant et aussi longtemps qu’on peut le faire mathématiquement, je vais y croire.»

Treizième de l’Association de l’Est, à cinq points d’une place de barragiste, Montréal n’est pas totalement hors de la course. La compétition sera féroce d’ici la fin du calendrier régulier et la réponse de samedi, face à Charlotte FC au Stade Saputo, devrait en dire beaucoup sur la suite.

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