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Trish Stratus s’amène à Montréal...en français!

Photo portrait de Patric Laprade

Patric Laprade

2023-07-13T22:46:49Z

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« Bonjour Pat, comment ça va? »

Ça va très bien et toi?

« Ça va bien merci! »

Ce sont avec ces paroles que Trish Stratus m’a accueilli lors de notre entretien téléphonique, mercredi après-midi.

C’est en marge du Comiccon, qui aura lieu cette fin de semaine au Palais des Congrès de Montréal, que j’ai eu la chance de m’entretenir avec deux membres du temple de la renommée de la WWE, Trish Stratus et Kurt Angle.

Mais avant de parler de l’Olympien, continuons avec celle qui a fait un retour à temps plein avec la WWE dans les derniers mois.

Il ne faut pas se surprendre d’entendre Trish parler en français. Après tout, elle est native de Toronto, là où on y enseigne encore le français à l’école. Pour lui avoir parlé, je dois avouer qu’elle est bien meilleure que la moyenne. Toutefois, pour Trish, Montréal et le Québec sont bien plus qu’une langue seconde.

« Lorsqu’on était jeunes, le voyage d’école qu’on faisait à l’extérieur de Toronto était d’aller à Montréal ou à Québec, me raconte-t-elle. Ensuite, à l’adolescence, dès que tu avais ton permis, c’était le voyage qu’on avait le droit de faire. Aller à Montréal, aller skier au Mont-Tremblant. Alors c’était l’endroit où on allait pour s’échapper de Toronto quand on était plus jeunes! »

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La Coupe Stanley, quelque chose de spécial!

Malgré ses bons souvenirs du Québec, les Maple Leafs de Toronto demeurent son équipe. Fan un jour, fan toujours!

« Je serai toujours une fan des Leafs! Même s’ils n’étaient pas bons - et ils ne sont pas bons - je vais toujours prendre pour eux. »

Si son équipe n’a pas touché à la Coupe Stanley depuis 1967, celle qui est née huit ans plus tard a eu la chance de le faire le printemps dernier, une expérience qu’elle a vraiment appréciée.

« J’ai eu la chance de toucher à la Coupe Stanley et de prendre une photo avec elle. Mon métier m’amène à faire toutes sortes de choses que je n’aurais jamais cru faire un jour et habituellement je n’en parle pas. Mais la Coupe Stanley c’était vraiment

spécial. J’ai texté la photo à toute ma famille, mon oncle, mes amis tout le monde, j’ai vraiment capoté! »

Un retour à temps plein non planifié

Assez parlé de hockey. Parlons lutte.

Trish a pris sa retraite active en 2006 après une carrière de six ans. Depuis, elle est revenue à plusieurs reprises, a lutté une dizaine de fois, a été intronisée au temple de la renommée de la WWE et a eu deux enfants, un garçon de neuf ans et une fille de six ans.

Au début de l’année, elle a fait un retour à temps plein avec la compagnie pour la première fois depuis sa retraite, un retour qui n’était pas du tout planifié.

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« Il y a eu plusieurs opportunités depuis ma retraite en 2006, j’y suis retourné de temps à autre. Mais plus récemment, les gens voulaient vraiment voir Becky Lynch et moi s’affronter, ils embarquaient dans notre petite guerre sur Twitter et ça s’est traduit par mon retour à la télévision. Puis, il y a eu l’opportunité pour WrestleMania, 18 ans après avoir participé au dernier WrestleMania à Hollywood. Et d’y être avec Lita, c’était une autre opportunité. Et à partir de là, les choses se sont enchaînées. »

La division féminine a bien changé en 17 ans et c’est l’une des raisons qui l’ont poussée à demeurer avec la WWE après WrestleMania.

« De pouvoir lutter en Arabie Saoudite, de pouvoir lutter dans un match d’échelles - Money in the Bank était mon premier match d’échelles - de pouvoir lutter contre Becky, Raquel (Rodriguez), Bayley. Je me suis tellement battu pour changer les perceptions pour la lutte féminine alors maintenant que ces opportunités sont possibles, je ne veux pas les manquer dans la mesure où je peux performer à 100%! Et mon mode de vie et mon mode de santé me permettent de le faire », ajoute l’athlète de 47 ans.

Son retour a aussi permis à ses enfants de la voir en action pour la première fois.

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« Je ne savais pas comment ils étaient pour réagir. Leur mère se fait frapper sur la tête, tu comprends? Mais j’ai dû leur expliquer que c’est du jeu, on performe, on ne se fait pas vraiment mal. Je leur brise l’illusion que le tout est vrai, mais j’avais besoin de faire ça avec mes enfants pour qu’ils voient le divertissement en arrière et que maman est correcte. Et c’est sûr que j’ai un sentiment de culpabilité de quitter mes enfants le dimanche et de les retrouver que le mardi, mais en même temps j’ai la chance de faire quelque chose que j’aime et mes enfants voient que je suis passionnée et dévouée. Je pense que ça fait de moi une meilleure mère. Ça permet de montrer à mes enfants qu’il est important de suivre ses rêves dans la vie et d’être déterminée. »

Trish le mentionne. Le voyagement n’est pas toujours évident. Encore moins lorsque les compagnies aériennes décident de compliquer les choses.

« J’avais oublié comment le voyagement pouvait être difficile parfois. Je ne veux pas me mettre dans le trouble avec Air Canada, mais avec toutes les annulations et délais, ils ont besoin de savoir que ce n’est pas toujours facile voyager avec eux, dit-elle en riant. J’essaye toujours d’être de retour le mardi pour aller les chercher à l’école ou au camp de jour, mais quand je ne peux pas à cause des délais de vols et que finalement, j’arrive à la maison juste après le souper, ça épuise davantage. »

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Un match de cage avant la retraite

Peu importe quand elle décidera de se retirer pour de bon, Trish aura eu une carrière remplie. Sept fois championne féminine de la WWE, quatre fois lutteuse de l’année par le Pro Wrestling Illustrated, en plus d’avoir eu la chance de compétitionner dans un match Money in the Bank, en Arabie saoudite et au Royal Rumble.

Est-ce qu’il y a autres choses qu’elle aimerait faire, mais qui ne lui étaient pas permises lorsqu’elle a débuté dans le milieu?

« Emprisonnez-moi dans une cage! » répond-elle dit tac au tac!

« Je n’ai jamais eu un match de cage! Et peu importe le type de cage. Celle sans toit, un Hell in a Cell ou un Elimination Chamber. Il y avait tellement de choses qu’on n’avait pas le droit de faire à l’époque. Je me souviens qu’on m’avait frappé avec une chaise une fois et tout le monde capotait. Et j’étais comme, ma foi, pouvez-vous juste me frapper avec une chaise! Alors maintenant je veux une cage! »

Le message est lancé!

Merci beaucoup Trish!

« De rien! »

Un party avec du lait pour Kurt Angle!

Mis à part le procès du Québécois Sami Zayn par le Bloodline, s’il y a une chose que j’ai aimée du 30e anniversaire de Raw en janvier dernier, c’est le segment avec Kurt Angle et la D-Generation X.

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Dans celui-ci, Angle porte un t-shirt de la DX et avoue avoir toujours voulu faire partie du groupe. Chose qu’il m’a confirmée lors de notre entretien.

« C’était une expérience vraiment cool, me mentionne Angle. La DX était mon clan préféré quand j’ai commencé à suivre la lutte professionnelle. Je ne regarderais pas la lutte lorsque j’étais plus jeune. J’aimais DX et « Stone Cold » Steve Austin! »

La lutte professionnelle n’a pas fait partie de la vie d’Angle avant la fin vingtaine. Précédemment, c’était la lutte amateur qui prenait toute la place. Une transition qui fut rapide, mais qui a tout de même demandé quelques ajustements.

« C’était dur de mettre mes instincts au neutre. Ce que je veux dire c’est que si quelqu’un m’attaquait, mon réflexe était de me défendre. Dans la lutte amateur, tu ne dois jamais être sur ton dos. Dans la lutte professionnelle, tu tombes constamment sur le dos. »

Peur de parler devant public

En plus de l’aspect lutte, un lutteur professionnel doit aussi démontrer un certain charisme, avoir des habiletés à parler devant public, être capable de connecter avec la foule.

Pour Angle, ça a probablement été la partie la plus difficile.

« Je ne savais pas comment faire ça. Je n’étais pas drôle dans la vraie vie. En fait, j’avais peur de parler devant public! J’avais même changé mes cours à l’université parce que l’un d’eux demandait à ce que je fasse des présentations orales! Et quand Vince McMahon m’a forcé à faire des promos à la WWF, je ne pensais pas que j’étais pour être capable et finalement, mes promos sont devenues meilleures. Au final, ça a bien été! »

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Parmi ses accomplissements dont il est le plus fier, son année recrue est très haute au sommet de la liste.

« À ma première année, je défaisais le Rock pour le titre! Je ne pouvais pas croire ce qu’il m’arrivait! »

En effet, après avoir fait ses débuts au Survivor Series en novembre 1999, Angle remportait le titre mondial de la WWF en octobre 2000, à No Mercy, face à Dwayne « The Rock » Johnson, le premier de six championnats mondiaux avec la WWE.

Gable Steveson, dans les traces de Kurt Angle

Angle était tout de même habitué d’être couvert d’or.

Comme on le sait, il a remporté la médaille d’or aux championnats mondiaux de lutte amateur en 1995 et ensuite, avec un « broken freakin’ neck » comme il aimait si bien le dire, une fracture du cou en français, a remporté l’or aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996.

Un quart de siècle plus tard, aux Jeux de Tokyo, Gable Steveson remportait également une médaille d’or olympique et un mois plus tard, il signait une entente avec la WWE, tout en continuant sa carrière chez les amateurs, devenant ainsi le second médaillé d’or olympique à signer avec la compagnie après Angle. Ce dernier a eu la chance de le voir à l’œuvre. Les deux ont même aspergé de lait Alpha Academy en décembre dernier, rappelant la fois où Kurt avait conduit un camion de lait au ring, afin d’asperger Steve Austin et l’Alliance.

« Je pense qu’il a un futur très prometteur, affirme l’athlète de 54 ans. Par contre, je ne sais comment il va se débrouiller au micro. Mais j’aime le kid. On me dit qu’il apprend très rapidement. Je pense qu’il a les habiletés pour être un grand lutteur et à 23 ans, il pourrait avoir une longue et excellente carrière. »

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« Owens et Zayn ont changé la face de la lutte »

Contrairement à Trish Stratus, Kurt Angle n’a pas foulé les pistes du Mont-Tremblant. Mais il apprécie tout de même Montréal, et ce, pour plusieurs raisons.

« C’est une très belle ville avec le fleuve en bas et la montagne, avoue celui qui est né en banlieue de Pittsburgh. J’adore Montréal et ses restaurants. Mais particulièrement les amateurs sont parmi les meilleurs qu’on rencontre. Et ce qui est remarquable, c’est le nombre de lutteurs que Montréal a développé au fil des années. »

Parmi ceux qu’Angle a connus, notons Pat Patterson, Sylvain Grenier et les actuels champions par équipes de la WWE, Kevin Owens et Sami Zayn.

« Tu sais ce qui est fou à propos de ces deux gars-là? me demande Angle en parlant d’Owens et Zayn. C’est que physiquement, ils n’entrent pas dans le moule de ce qu’on s’attend à voir dans un lutteur professionnel. Ils ne ressemblent pas à des Dieux grecs, mais ils ont une carrière incroyable. Je leur lève mon chapeau, ils ont changé la face de la lutte. »

Un mot pour la fin, Kurt? À quoi les amateurs peuvent-ils s’attendre ce week-end au Comiccon?

« Je vais amener beaucoup de lait et on va avoir un party de lait! »

Le Comiccon de Montréal aura lieu les 14, 15 et 16 juillet prochain au Palais des Congrès. Parmi les autres invités, notons la présence cette année de Christina Ricci, Jamie Campbell Bower, Grace Van Dien, Stephen Amell, Benoit Brière, Sophie Nélisse et le lutteur Rhyno.

Pour tous les détails, veuillez consulter le www.montrealcomiccon.com.

Crédits photos : Courtoisie Trish Stratus / WWE.com

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