Tren de Aragua: voici tout ce qu’on sait du dangereux gang vénézuélien ciblé par Trump


Gabriel Ouimet
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Donald Trump a invoqué samedi une loi de temps de guerre pour expulser 250 membres présumés d’un violent gang vénézuélien, le Tren de Aragua. Voici ce que l’on sait sur cette organisation criminelle en pleine expansion.
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L’administration Trump a déclaré dimanche avoir arrêté 300 personnes qu'elle accuse d'être membres du groupe du Tren de Aragua durant la fin de semaine. 250 d’entre elles ont été envoyées dans une prison à sécurité maximale au Salvador.
C’est la deuxième fois en moins d’un mois que le groupe criminel est visé par les autorités américaines.
Le 13 février, le Canada et les États-Unis ont annoncé avoir renforcé leur collaboration pour lutter contre le Tren de Aragua que les deux pays considèrent comme «l’une des organisations criminelles transnationales les plus dangereuses au monde».
Washington estime que 600 migrants vénézuéliens qui sont établis aux États-Unis l’an dernier ont des liens avec le gang. Dans les derniers mois, des membres présumés du groupe ont été arrêtés au Texas, en Floride, à New York, au Colorado et dans l’Illinois.
Plusieurs ont été accusés de crimes divers, allant du meurtre à l’enlèvement.
Né dans une prison
Le Tren de Aragua a vu le jour en 2014 dans la prison Tocoron, située dans l’État d’Aragua, dans le nord du Vénézuéla.
La bande criminelle a vite étendu son influence au-delà des murs de la prison en mettant sur pied notamment un réseau spécialisé dans le trafic d’êtres humains et l’extorsion de migrants, rapporte InSight Crime, une organisation qui surveille les groupes criminels en Amérique.
Les membres de Tren de Aragua ciblent principalement les migrants vénézuéliens sans papier en leur proposant de les aider à traverser les frontières.
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Les migrants qui ne peuvent pas rembourser leur dette sont ensuite forcés de travailler pour le groupe criminel en transportant de la drogue ou en se prostituant.
Tren de Aragua est actif dans les pays où il y a le plus de migrants vénézuéliens, comme la Colombie, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et les États-Unis.
Les activités du groupe incluent aussi l'exploitation minière illégale, la contrebande, le trafic de drogues, le vol, l’extorsion, les prêts usuraires, les enlèvements et les services de tueurs à gages, toujours selon InSight Crime.

Une opération spectaculaire en 2023
En septembre 2023, le gouvernement du Vénézuéla a envoyé plus de 10 000 soldats pour reprendre le contrôle de la prison Tocoron.
L’établissement était sous l’emprise des membres de Tren de Aragua depuis plusieurs années.
Les membres du gang avaient transformé l’endroit en un lieu de villégiature digne d’un tout-inclus. Ils y avaient construit des restaurants, une discothèque, un zoo, une piscine et même un stade de baseball.
Lors de la descente, les militaires vénézuéliens ont trouvé un attirail imposant composé de fusils de précision, de grenades, de lance-roquettes, d’explosifs et de munitions.
Le dirigeant de l’organisation, Hector Guerrero Flores, a toutefois réussi à échapper aux forces de l’ordre lors de l’opération.
− Avec les informations de la BBC et CNN