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Travaux de rénovation: comment ne pas se faire avoir avec les devis et les soumissions

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Photo portrait de Simon Dessureault

Simon Dessureault

2024-05-25T04:00:00Z

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Il est important de savoir à quoi s’attendre quand on engage un entrepreneur pour des travaux de rénovation, notamment pour les demandes de soumissions et les devis.

Faire une demande de soumission dépend d’abord du type de travaux envisagés ou du degré de détails souhaités, selon Marco Lasalle, directeur du service technique de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

Ce dernier donne l’exemple de travaux de remise en état pour remplacer des éléments en fin de vie, comme le remplacement d’une couverture.

« Il est simple de spécifier nos attentes directement aux soumissionnaires [par écrit de préférence] », affirme M. Lasalle, faisant référence aux types de matériaux (bardeaux d’asphalte, toiture métallique...), qualité souhaitée (25 ans, 35 ans, à vie), couleur, modèle (si un modèle spécifique est souhaité).

Il est également pertinent d’informer les soumissionnaires si vous avez observé des problématiques avec l’élément à remplacer, toujours selon M. Lasalle.

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« Dans le doute, on soulève le point, déclare-t-il. À partir de ces informations, l’entrepreneur sera en mesure de faire une proposition en incluant l’ensemble des éléments requis. »

  • Écoutez le segment économique d'Yves Daoust via QUB :

Modifications et agrandissement

Une demande de soumission concerne aussi des travaux de modifications tels que finir un sous-sol, remplacer une cuisine, remplacer du revêtement extérieur ou des travaux d’agrandissement.

« Contrairement à la croyance populaire, le principal élément de déception lors de travaux de modifications ou d’agrandissement n’est pas au niveau de la qualité d’exécution, mais le rendu de l’ouvrage qui ne correspondait pas aux attentes », ajoute M. Lasalle.

Le devis comme solution

La rédaction d’un devis par un professionnel (designer intérieur, technicien en architecture, technologue ou un architecte, par exemple) est une méthode efficace pour s’assurer d’une compréhension commune entre le client et l’entrepreneur, conseille M. Lasalle.

« On s’assure de savoir exactement ce que l’on commande et l’entrepreneur est certain de comprendre les attentes du client », mentionne-t-il, si on a une représentation graphique (cahier de plans) et un devis descriptif spécifiant les matériaux, les qualités et les installations requises.

« Donc avant d’aller en soumission pour des travaux de ce type, la première étape est une préparation de plans et devis par un professionnel », clarifie M. Lasalle.

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Prix du marché

Marc-André Harnois, directeur général de l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC), recommande de son côté d’obtenir trois soumissions.

« Si les trois soumissions sont pas mal sur le même prix, on peut penser que ce sont les prix du marché, confirme M. Harnois. Si un charge bien moins cher que les autres, il y a probablement une raison à ça, il faut faire attention. »

Les références

Il n’y a cependant rien de mieux que de bonnes références de gens qui ont été satisfaits d’un entrepreneur, pour faire le bon choix, selon Marc-André Harnois.

« Les entrepreneurs recommandables, c’est rare qu’ils laissent des clients insatisfaits », constate M. Harnois.

Vérifications

Après les références M. Harnois recommande de faire des vérifications d’usage, comme valider le dossier à la Régie du bâtiment du Québec (RBQ).

« Demandez à votre entrepreneur son numéro de licence et vérifiez la validité de celle-ci dans notre registre », est-il également inscrit sur le site de la RBQ, dans la section « coffre à outils ».

Antécédents

M. Harnois conseille aussi de consulter les dossiers de Cour d’un entrepreneur avec les sites CanLII et SOQUIJ.

« Ça permet de lire les jugements et de voir si c’est un habitué des tribunaux », détaille M. Harnois.

« Mais ce n’est pas parce qu’un entrepreneur “ressort” qu’il est mauvais, tempère-t-il. Des fois c’est lui qui avait raison parce que le client ne voulait pas payer. »

Changements de nom

Il faut toutefois être conscient qu’il y en a qui changent de nom d’entreprise tous les deux, trois ou cinq ans, dévoile M. Harnois.

« Ça peut leur permettre d’éviter des poursuites, révèle M. Harnois. On arriverait pour les poursuivre, mais la compagnie n’existe plus. »

M. Harnois recommande donc de chercher par le nom personnel de l’entrepreneur. « On va pouvoir voir le nom de ses anciennes compagnies qui se sont peut-être souvent retrouvées devant les tribunaux », ajoute-t-il.

« Un entrepreneur qui change souvent de nom, ce n’est pas toujours mauvais signe, mais ça inspire moins confiance que celui qui est sur le même nom depuis 20 ans », dit aussi M. Harnois.

LISTE D’ENTREPRENEURS
  • Trouvezunentrepreneur.com est un site de référence qui assure que l’entrepreneur possède une licence de la RBQ et le cautionnement exigé par la loi.
  • Il propose également une liste d’entrepreneurs qui offrent une garantie conventionnelle supplémentaire sur demande du client.

Source : APCHQ

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