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Travailler beaucoup et dépenser moins

La pandémie améliore le bilan financier d’une jeune entrepreneure

Andrea Gomez préfère investir dans l’entreprise qu’elle a cofondée avec une partenaire plutôt qu’investir à la Bourse puisqu’elle a le contrôle sur les opérations. Les locaux d’Omy Laboratoires sont situés à l’Université Laval, à Québec.
Andrea Gomez préfère investir dans l’entreprise qu’elle a cofondée avec une partenaire plutôt qu’investir à la Bourse puisqu’elle a le contrôle sur les opérations. Les locaux d’Omy Laboratoires sont situés à l’Université Laval, à Québec. Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Diane Tremblay

Diane Tremblay

2020-10-03T04:00:00Z

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Depuis l’arrivée de la COVID-19, il n’y a pas assez de 24 heures dans une journée pour Andrea Gomez. L’entreprise qu’elle a cofondée connaît actuellement une forte croissance, ce qui fait qu’elle travaille beaucoup et qu’elle dépense peu.

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Parmi les initiatives financières mises en place durant la COVID-19, la jeune femme d’affaires a fait l’achat d’une maison avec son conjoint et elle a mis en place un budget personnel. Au cours des prochaines années, elle remboursera son RAP en réinvestissant dans son REER.  

«Vu qu’on est plus occupées et qu’on travaille plus fort, on dépense moins et on économise plus», confie-t-elle.  

Il y a deux ans, elle a sorti ses économies de son bas de laine pour cofonder Omy Laboratoires à Québec qui vend des produits cosmétiques personnalisés en ligne en ayant recours à l’intelligence artificielle.  

Elle s’est lancée dans cette aventure avec une associée, Rachelle Séguin, chimiste cosméceutique. Les deux femmes sont diplômées de l’Université Laval.  

«La COVID nous a beaucoup aidées en tant qu’entreprise financièrement puisqu’on est dans le commerce électronique et c’est ça qui a fonctionné. Donc, financièrement, ça va de mieux en mieux. Heureusement, car il y a beaucoup de compagnies qui sont en difficulté.» 

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Vingt-quatre mois à peine après sa création, l’entreprise compte 26 employés dont près de la moitié sont des scientifiques.  

Investir son bas de laine

«Nous avons eu une croissance assez importante. On est parti de zéro», a rappelé Mme Gomez. 

La femme d’affaires de 29 ans a laissé un emploi stable et rémunéré pour fonder son entreprise.

«Avant, je travaillais pour Revenu Québec en gestion de projets pour les programmes informatiques. Je gérais un portefeuille de 100 millions de dollars par année», dit-elle.  

Mme Gomez avait accumulé 30 000 $ dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Elle a utilisé cette épargne pour lancer son entreprise.  

«Cela a été difficile la première année, surtout au niveau du financement, parce qu’il n’y avait personne qui voulait nous faire confiance au début étant donné qu’on n’avait pas d’actifs. C’était très difficile de convaincre les banquiers.» 

Les deux femmes y ont donc investi leur bas de laine.

«On a mis 30 000 $ chacune pour démarrer. Pour beaucoup de gens, ce n’est pas grand-chose, mais pour nous, c’était l’ensemble de nos économies. J’habitais chez ma mère pour me mettre de l’argent de côté», note Mme Gomez. 

De fil en aiguille, Omy Laboratoires s’est construit une clientèle et une réputation au Canada, ainsi qu’aux États-Unis.  

Période difficile

«On a traversé une période difficile l’année dernière. Quand on cherchait du financement, on a failli faire faillite. Il n’y a personne qui voulait nous prêter de l’argent. Tout le monde disait qu’on était trop ambitieuses, alors qu’on a déjà quadruplé notre chiffre d’affaires en moins de six mois.»  

Après avoir vécu les premiers mois sur leurs cartes de crédit, les deux femmes peuvent enfin se sortir la tête de l’eau. Malgré la pandémie, Mme Gomez a fait l’achat d’une propriété avec son conjoint en versant 20 % de mise de fonds. 

La jeune entrepreneure n’a toutefois pas encore atteint le salaire qu’elle avait à Revenu Québec.  

«C’est une question de choix. Dans le fond, la valeur personnelle qu’on a, c’est l’entreprise. On se verse un salaire modeste et on place le reste dans l’entreprise. On est capables de bien vivre avec la rémunération qu’on se donne», a-t-elle partagé. 

SA SITUATION FINANCIÈRE  

  • Andrea Gomez, directrice générale d’Omy Laboratoires, à Québec  
  • BAC en administration des affaires  
  • MBA stratégie et innovation (en cours)   
  • Revenu annuel : confidentiel    
  • Exemples d’initiatives financières mises en place durant la COVID-19 : achat d’une maison, placement dans un REER et mise en place d’un budget personnel.  
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