Transiger pour McDavid: pas nécessairement une bonne idée pour le CH

Jean-Charles Lajoie
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Il y a un délire important depuis l’élimination du Canadien. La rumeur veut que Connor McDavid pourrait accepter une transaction l’emmenant à Montréal : réalité ou fiction ?
Cette rumeur est-elle sensée ? Pas beaucoup. Il faudra que le club voulant acquérir le joueur le plus électrisant sur la planète se déshabille. Pour ce faire, le directeur général acheteur souhaitera une nouvelle entente de longue durée avec la vedette. Or, celui-ci a offert deux ans de plus aux Oilers au même tarif, contrat qui entre en vigueur dans un mois.
Un joueur ne peut signer de prolongation avant le début de sa dernière année contractuelle ; McDavid doit attendre le 1er juillet 2027. Le besoin du Canadien est plus urgent, mais pour le numéro 97, certains se montreraient patients. Une chose semble acquise : Connor McDavid, à l’instar de Wayne Gretzky, finira sa carrière ailleurs qu’à Edmonton... un échec retentissant de la gouverne des Oilers.
On n’échange pas un McDavid en pleine saison, sauf si un directeur général décide de se saigner pour obtenir ses services avec seulement deux ans de contrat pour gagner avec lui ; la transaction se concrétisera dans 13 mois.
Évidemment, il choisira une destination très proche d’une coupe Stanley... ça semble vouloir exclure les Leafs, pourtant une cible de choix, lui enfant chéri de Toronto. Si on veut garder cet actif au Canada, rejoindre son objectif de championnat et éviter que la dépossession se poursuive, le Canadien devient la meilleure option.
Maintenant, à quel prix ? Celui du joueur est simple : 20 millions $ par saison sur sept ans à compter de 2028-2029. Et pour l’obtenir, il y aura de gros poissons dans l’étang.
Assurément que deux sélections de premier tour et deux autres choix, dont un de deuxième tour, devront être offerts. Les Oilers demanderont aussi des joueurs actifs : un attaquant, un défenseur et un gardien de but, en plus d’un espoir de premier plan.
Edmonton exigera Kaiden Guhle, un produit local qui a gagné un championnat avec les Oil Kings dans la Ligue junior de l’Ouest. Ils demanderont également Jakub Dobes, un argument que Jeff Gorton et Kent Hughes risquent de céder afin de pouvoir impliquer Cole Caufield dans les discussions et ainsi éviter de payer un Nick Suzuki, un Juraj Slafkovsky ou un Ivan Demidov.
Montréal risque de pousser fort pour que l’espoir à liquider soit Alexander Zharovsky. Mais si les Oilers jouent bien leurs cartes, c’est Michael Hage qui débarquera en Alberta.
Mais...
Mon problème est le suivant : je donnerais tout ça les yeux fermés pour un gars comme Nathan MacKinnon, mais pas pour McDavid, qui est une équipe dans l’équipe, un joueur de statut qui l’utilise trop.
J’ai misé beaucoup entre amis qu’il ne gagnerait jamais la coupe Stanley avec les Oilers. Je crois fermement que le Canadien la gagnera.
Une telle transaction rapprocherait-elle le Tricolore d’un championnat ? Je ne suis pas convaincu du tout.
Je préfère ignorer cette rumeur un peu folle et implorer Gorton et Hughes de doter leur équipe d’un deuxième centre en support équitable à Suzuki, d’attendre Hage, de dénicher un défenseur droitier d’expérience robuste et une véritable identité classique sur le quatrième trio.
Avec ça, le Canadien va rêver grand pour vrai, y incluant d’éventuellement battre McDavid et le Lightning en finale d’association.