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Tramway de Québec: le projet pourrait être carboneutre dès la 9e année d’exploitation

Une économie de 89 000 tonnes de gaz à effet de serre est anticipée d’ici 2041

Lors d’un point de presse à l’hôtel de ville, mercredi, le maire de Québec, Bruno Marchand, s’est félicité du rapport sur les GES qui illustre de façon éloquente, selon lui, la valeur environnementale du projet de tramway.
Lors d’un point de presse à l’hôtel de ville, mercredi, le maire de Québec, Bruno Marchand, s’est félicité du rapport sur les GES qui illustre de façon éloquente, selon lui, la valeur environnementale du projet de tramway. Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Jean-Luc Lavallée

Jean-Luc Lavallée

2022-06-15T18:18:04Z
2022-06-15T20:23:43Z

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Le futur tramway de Québec, qui doit entrer en service en 2028, pourrait atteindre la carboneutralité dès sa 9e année d’exploitation, en 2037, conclut un nouveau rapport consacré aux GES.

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Les études de 2019, qui prévoyaient une économie de 60 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2041, ont été mises à jour en raison de l’évolution du projet (moins de stations, un tunnel plus court au centre-ville, etc.) et du changement de tracé, plus court, qui desservira désormais le pôle D’Estimauville au lieu de Charlesbourg.

La nouvelle étude réalisée par Systra Canada – qui accompagne le Bureau de projet depuis plusieurs années – conclut désormais à une économie ou à un « gain net » de 89 000 tonnes de CO2 à l’horizon de 2041, malgré le fait que la construction du projet entraînera à elle seule l’émission de 127 000 tonnes de CO2.

Cette « dette » carbone sera « remboursée » intégralement à l’an 11 de la phase d’exploitation, a-t-on d’abord exposé.

En tenant compte de la stratégie de végétalisation de l’administration Marchand – qui remplacera chaque arbre abattu par 20 nouveaux arbres –, l’équilibre carbone du projet pourrait être atteint deux ans plus tôt, à l’an 9.

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Illustration d'archives, Ville de Québec
Illustration d'archives, Ville de Québec

Un projet « vert »

« La démonstration est faite que nous avons un projet vert malgré le fait que, oui, on est déçu, on doit couper des arbres à certains endroits. Évidemment, ça fait les gros titres, ça préoccupe les gens et ça nous préoccupe également mais ce qu’il est important de considérer, c’est le bilan total sur l’environnement », s’est félicité le maire de Québec, Bruno Marchand, évoquant des bénéfices « énormes ».

« Les jeunes arbres captent plus de carbone que les arbres âgés, contrairement à la croyance populaire », a-t-il par ailleurs ajouté en point de presse.

Achalandage et transport collectif

Systra dit avoir utilisé une méthode de calcul des GES rigoureuse. Ses projections sont basées principalement sur l’achalandage anticipé et la hausse de la part modale du transport en commun qui pourrait passer de 8,1 % à 10,6 %, grâce au futur tramway électrique. 

Bruno Marchand estime que cette prévision est « conservatrice », et il a fait miroiter des économies de GES encore plus importantes si la part modale augmente davantage. 

Le métro plus polluant

Le maire a également lancé un message aux partisans d’un métro à Québec. Cette option « beaucoup plus chère » n’est « pas gagnante » sur le plan environnemental, a-t-il plaidé. 

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« Ce qui a le plus d’impacts dans notre projet actuellement, c’est la question du tunnel », a-t-il souligné.

Creuser un tunnel de 19,3 km générerait cinq fois plus de GES, a-t-il avancé, en s’appuyant sur des données parisiennes.

« Ça veut dire que ça prendrait 45 ans, grossièrement, avant qu’il soit carboneutre », a-t-il illustré.

FAITS SAILLANTS DE L’ÉTUDE

  • 127 000 tonnes de CO2 seront émises durant la construction (77 % proviennent de la production des matériaux de construction, 11 % des travaux de déboisement et 11 % du transport des matériaux et de l’excavation).
  • Économie de 216 000 tonnes de CO2 d’ici 2041, lorsque le tramway sera en service, principalement grâce au transfert modal des usagers de la voiture vers le transport en commun.
  • La « dette » carbone de 127 kilotonnes sera remboursée à la 11e année d’exploitation (9e année en tenant compte de la stratégie de végétalisation de la Ville).
  • 89 000 tonnes de CO2 en moins d’ici 2041 grâce au tramway.
  • L’abattage de 1584 arbres le long du tracé requiert 3492 nouveaux arbres pour maintenir la captation de carbone de 77 tonnes de CO2/an. Avec un ratio de 20 pour 1, les 30 000 arbres plantés permettront une captation minimum de 660 tonnes de CO2/an.
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