Le tramway d’abord, les banlieues ensuite
Des groupes proposent de scinder en deux phases le projet de réseau structurant à Québec


Stéphanie Martin
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Si le gouvernement Legault veut redéfinir la desserte des banlieues dans le projet de réseau structurant à Québec, il peut le faire dans une phase ultérieure, mais il doit de toute urgence lancer la colonne vertébrale du tramway.
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C’est l’opinion de l’organisme Accès transports viables (ATV) et de la campagne J’ai ma passe, qui regroupe plusieurs entreprises et institutions favorables au tramway à Québec.
Les intervenants proposent de scinder le projet en deux phases : le tramway d’abord, puis la desserte des banlieues ensuite.
Consensus
Yvon Charest, ex-PDG de l’Industrielle Alliance, aujourd’hui porte-parole de J’ai ma passe, est catégorique.
« Allez de l’avant parce que rien n’est plus important que le temps. Il faut aller de l’avant maintenant. La colonne vertébrale qu’est le tramway semble faire consensus. Puis, dépêchez-vous à lancer une deuxième phase pour toutes les améliorations que vous voulez faire », lance-t-il aux autorités.

Il est inquiétant, selon lui, qu’aucun échéancier n’ait été avancé. Il craint les dépassements de coûts et le retrait des consortiums qui se sont manifestés pour réaliser le projet.
Le directeur général de l’organisme, Étienne Grandmont, rappelle qu’il n’y a pas d’autre endroit où aménager le tramway si on suit la logique de la planification des transports.
Il soutient que le tramway, à lui seul, améliorera la desserte des banlieues. « Les express peuvent se redéployer avec une plus grande fréquence sur les territoires qu’ils desservent. Donc, il y a déjà des gains. Lévis aura 27 000 heures qu’elle pourra récupérer juste en s’arrêtant au pôle Sainte-Foy, plutôt que de se rendre à l’Université Laval ou au centre-ville. »
ATV et J’ai ma passe affirment que le troisième lien ne doit pas ralentir la réalisation du réseau structurant.
Yvon Charest souligne aussi que le développement le long du tracé est intimement lié à la présence ou non du tramway.
« C’est essentiel »
De son côté, la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, souhaite une « résolution le plus rapidement possible ».
« C’est essentiel, on est un hub très important de transport et cette capacité d’accéder au campus, ça fait partie de notre futur. »
— Avec Daphnée Dion-Viens