Tragédie à Laval: des éducatrices de Chicoutimi offrent leur aide


Dominique Lelièvre
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Profondément bouleversées par la mort violente de deux jeunes enfants à Laval, une dizaine d’éducatrices en service de garde à Chicoutimi se disent prêtes à épauler en personne et bénévolement leurs consœurs de la Garderie Éducative Ste-Rose, si le besoin se fait sentir.
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«On ne peut pas ressentir ce qu’ils ont vécu. Tout ce qu’on peut faire, c’est aider, alors si on peut le faire, on va le faire», affirme Raphaëlle Laforest-Allard, directrice et propriétaire des garderies et de l’Académie les Mini-Amours.
Même à 500 km de route, le drame inqualifiable à Laval a complètement chaviré son personnel, qui partage toute la douleur des familles et des travailleurs touchés. «C’est sûr que toutes les éducatrices sont chamboulées.»

Elles ont d’ailleurs planté un drapeau blanc devant l’établissement, par solidarité.
«Quand on a entendu parler de la tragédie, toute mon équipe était sans mots. C’est vraiment ce matin [jeudi] qu’on s’est posé la question: “Qu’est-ce qu’on pourrait faire?” C’est sûr qu’on veut aider. Je me suis informée à savoir si des éducatrices seraient partantes à venir en aide avec moi et tout de suite, mon équipe a embarqué», dit la gestionnaire.
Main tendue
Dans une publication sur Facebook, elle a offert à la ministre de la Famille, Suzanne Roy, et au maire de Laval, Stéphane Boyer, d’envoyer une délégation la semaine prochaine, «si vous en sentez le besoin».
Près d’une dizaine de ses employées ont donc levé la main pour aller sur place bénévolement et aider ou faire des remplacements si on pense que leur contribution pourrait aider.
«En tant que propriétaire, dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre, je suis certaine que la direction va avoir besoin de renforts. [...] On a regardé si on serait capable de diminuer de 20-30% nos effectifs pendant un nombre de temps “x”. Tout le monde a dit oui, je vais faire plus d’heures, je vais faire plus de jours, on est prêtes.»

Car une fois la poussière retombée, tôt ou tard les parents auront à nouveau besoin des services de la garderie, qu’elle soit relocalisée ou que les enfants survivants soient transférés dans divers autres établissements, se dit-elle.
Apaiser la souffrance
«Il y a aussi les éducatrices qui étaient sur place, est-ce qu’elles vont être en mesure de retourner au travail assez rapidement ? s’inquiète Mme Laforest-Allard. Donc, c’est peut-être d’alléger le quotidien, le plus possible, de ces enfants-là, parce qu’ils n’ont pas choisi de vivre cette tragédie-là.»
Au moment d’écrire ces lignes, l’éducatrice n’avait pas eu de nouvelles de la Garderie Éducative Ste-Rose ou du gouvernement. Elle dit ne pas vouloir les brusquer. La ministre Roy a toutefois commenté sa publication afin de remercier son équipe «pour cet élan de solidarité».
«J’ai une pensée spéciale pour tout le réseau de service de garde, pour les petits, les parents et tous les employés», a ajouté l’élue.