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Toutes les options sont sur la table pour les expulser

Les manifestants stationnés à Ottawa commencent à déranger les policiers

Un groupe de policiers aperçus sur la rue Wellington hier surveillait les manifestants.
Un groupe de policiers aperçus sur la rue Wellington hier surveillait les manifestants. Photo Agence QMI, Joël Lemay
Photo portrait de Francis Pilon

Francis Pilon

2022-02-01T04:18:23Z

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OTTAWA | Le ton a rapidement changé lundi dans la capitale canadienne. Les policiers affichent moins de sympathie envers les manifestants qu’au début, tandis que les autorités affirment que toutes les options sont sur la table pour faire expulser les camionneurs de leur ville. 

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Les participants du «convoi pour la liberté» stationnés devant le parlement depuis vendredi se sont fait voler la vedette lundi. À tous les coins de rue, ce sont maintenant les policiers avec leur dossard fluo qui attirent les regards. 

Ils n’ont d’ailleurs jamais été aussi nombreux sur la rue Wellington depuis le début de mouvement. La Sûreté du Québec, la police de Durham, de Toronto, de York et la Police provinciale de l’Ontario sont désormais en renfort aux forces de l’ordre à Ottawa. 

« Honte à tous les policiers qui sont venus pour surveiller le convoi. On va tous continuer le combat ! » a hurlé au micro une leader du mouvement qui s’adressait à la foule hétéroclite, vers midi. 

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Pourtant, quelques heures plus tôt, la relation entre les policiers et les manifestants était plutôt bon enfant.

  • Écoutez l’analyse d’André Durocher, inspecteur retraité du SPVM

Les policiers ont empêché le passage d’un homme en VTT qui voulait ravitailler en essence des camionneurs.
Les policiers ont empêché le passage d’un homme en VTT qui voulait ravitailler en essence des camionneurs. Photo Agence QMI, Joël Lemay

Finie l’essence 

Durant le week-end, des policiers ont pris des photos avec les manifestants et ont échangé longuement avec eux. D’autres acceptaient même le café et les beignes qu’on leur offrait. 

Le Journal a toutefois constaté que la situation était bien différente lundi. 

Dès le matin, un camion a heurté une voiture de police qui servait de barrière sur la rue Wellington menant au siège de la manif. 

L’accident a créé des tensions entre les deux groupes, même s’il n’y a pas eu de blessés, a confirmé un policier sur place. 

« Ce ne sont pas les camionneurs qui restent devant le parlement qui nous inquiètent pour autant. C’est la minorité d’extrémistes qui viennent ici pour la violence et faire le bordel. C’est eux qui sont dangereux », a-t-il confié. 

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D’ailleurs, la police d’Ottawa semble avoir commencé à couper les vivres lundi. 

Un VTT avec des bidons d’essence pour alimenter les véhicules et les génératrices s’est vu refuser l’accès. Ce dernier pouvait toutefois circuler librement pour ravitailler les manifestants samedi et dimanche. 

Un camionneur québécois stationné devant le parlement depuis vendredi dernier affiche plusieurs pancartes contre les mesures sanitaires.
Un camionneur québécois stationné devant le parlement depuis vendredi dernier affiche plusieurs pancartes contre les mesures sanitaires. Photo Agence QMI, Joël Lemay

Tout pour les expulser

Peter Sloly, chef du Service de police d’Ottawa (SPO), a confirmé en fin de journée que « toutes les options sont sur la table, de la négociation à l’application de la loi », pour mettre fin à la manifestation des camionneurs au centre-ville. 

« Les protestations [sont] en constante évolution et de plus en plus difficiles à gérer », a-t-il ajouté, précisant qu’il y a une diminution importante du nombre de manifestants.

La police d’Ottawa a aussi invité les résidents à rester prudents au centre-ville puisque la violence risque de faire escalade dans les prochains jours. 

Les autorités s’attendent aussi à ce que certains des manifestants du convoi aient en leur possession des armes sur eux. 

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