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Tout va bien et tout va mal pour le Canadien

Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2026-04-23T04:00:00Z

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Pas facile de se faire une idée objective sur la performance du Canadien après deux matchs. Certains sont emballés, d’autres sont inquiets. J’ai donc décidé de prendre congé et j’ai prêté ma plume à un pessimiste et à un optimiste. Vous déciderez de quel bord vous penchez après.

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Chronique d’un pessimiste qui panique pour un rien

Ce dont on se doutait nous frappe directement dans le front. Le Canadien, c’est un trio. Et quand il ne marche pas, Montréal n’a aucune chance.

Plus la série va avancer, moins il y aura de punitions. Ça va se jouer à cinq contre cinq. Et à ce chapitre, on se fait manger.

Oui, les joueurs du premier trio ont produit au premier match. Mais c’était en avantage numérique.

Après deux matchs, le premier trio du Canadien ne touche pas la rondelle.

Avez-vous vu Nick Suzuki mardi ? C’est à se demander s’il était en uniforme.

Pauvre Ivan

Le deuxième trio s’en sort bien. Mais Ivan Demidov comprend qu’il devra tout faire tout seul, car ça va trop vite offensivement pour Alex Newhook et Alexandre Texier.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

Kirby Dach, quelqu’un lui a dit qu’il mesure 6 pi et 3 po ? Qu’il n’a pas besoin d’une permission pour aller dans le trafic ?

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On peut saluer l’enthousiasme de Juraj Slafkovsky de s’être battu avec Brandon Hagel. Mais ne soyons pas dupes. Il est arrivé exactement ce qu’Hagel voulait. Il a pété la gueule à Slaf d’un seul coup de poing et crinqué tout l’aréna.

Hagel n’a même plus cherché à embêter le jeune attaquant du CH le reste du match, comme si ça ne valait plus la peine et qu’il l’avait déjà dans sa poche.

Je comprends que Kaiden Guhle est capable de gérer la rondelle. Mais quelqu’un peut lui dire que Lane Hutson est pas mal meilleur que lui pour ça. Au moins cinq fois, Guhle a tenté des jeux en vain, au lieu de simplement la refiler à Hutson.

Des chiffres atroces à cinq contre cinq

À cinq contre cinq, le Lightning mène 4 à 2 dans la série. C’est ce qui inquiète le plus pour le reste.

Parmi les 16 clubs en séries, le CH est celui qui a généré le moins d’attaque à cinq contre cinq sur des buts attendus. C’est 1,2 but par 60 minutes.

C’est 27 tirs en deux matchs (seulement les Ducks sont pires) et 42 accordés à égalité numérique. C’est deux tirs de la zone dangereuse après les deux premières rencontres.

C’est atroce. Si vous croyez qu’il est possible de battre le Lightning ainsi, c’est que vous regardez Titanic et que vous espérez encore que Leonardo Dicaprio se sorte dans l’eau gelée.

Au lieu d’être bête comme ses deux pieds comme il l’a été en conférence de presse mercredi matin, Martin St-Louis devrait plutôt montrer un peu d’enthousiasme pour crinquer ses fidèles partisans qui vont enflammer le Québec vendredi et dimanche pour les troisième et quatrième matchs.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Et il devrait aussi trouver un trou pour Brendan Gallagher. Il ne fera peut-être pas grand-chose ou il marquera un but, couché à terre, en déviant la rondelle avec son nez. Ce serait mieux que bien d’autres jusqu’ici.

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Chronique d’un optimiste qui aime les licornes

Partout sauf à Montréal, on s’attendait à ce que le Canadien peine à patiner avec le Lightning. Que ça allait être expéditif.

Comme cette équipe l’a fait toute l’année, Montréal s’est nourri du fait d’être négligé pour aller chercher une victoire sur deux à l’étranger.

Encore plus impressionnant, ça pourrait être 2 à 0 Canadien. Car la défaite, c’est un match que Montréal méritait de gagner selon les évaluations statistiques et les chances de marquer.

Concernant le jeu physique, le Canadien donne une leçon à Tampa, qui essaie de jouer dans la tête des attaquants de Martin St-Louis, sans succès.

Si les arbitres avaient un peu de culot, Nikita Kucherov aurait passé une partie du match au banc des pénalités.

Tampa panique

Au lieu de faire parler son talent, Kucherov passe son temps à pogner les nerfs, à chercher les conflits ou à se venger. Oui, il a marqué. Bravo. Ça faisait trois ans qu’il n’avait pas fait ça en séries. Comme Lyle Odelein, il était dû.

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Le Journal de Montréal
Le Journal de Montréal

Corey Perry, c’est quasiment triste de le voir aller. Quand le vieux monsieur est rendu à jeter les gants contre Alexandre Carrier, on sent qu’il se cherche une utilité. C’est le temps pour Perry de se trouver une belle maison de retraite et de faire de l’aquagym.

On sent de la panique chez le Lightning. Même Jon Cooper, la plus grande invention depuis le bouton à quatre trous, a eu l’air fou mardi.

Il s’est entêté à envoyer Scott Sabourin dans la mêlée en troisième période, un gars qui a un but depuis six ans dans la LNH. Il s’est passé ce qui devait arriver. Sabourin a été puni pour un geste imbécile.

Lane Hutson a ensuite frappé le poteau avec moins de deux minutes à faire au match. Si cette rondelle arrive un pouce à gauche, j’ose à peine imaginer les critiques contre Cooper, qui pourrait perdre en première ronde pour la quatrième année consécutive. Ça commence à sentir la soupe chaude pour lui.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

La profondeur s’illustre

Durant toute la saison, les amateurs et experts s’inquiétaient de la profondeur du Canadien. Ça devenait préoccupant de voir seulement Caufield et Suzuki produire.

C’était de mal mesurer à quel point plusieurs joueurs de soutien sont capables de se lever lors de moments importants. Ainsi, parce que Caufield et Suzuki sont surveillés étroitement, d’autres prennent le relais. C’est souvent la profondeur qui te fait gagner en séries.

Josh Anderson est partout. Juraj Slafkovsky est tellement confiant qu’il se permet même de se battre. Jake Evans et Phillip Danault sont solides. Ivan Demidov n’a peur de rien.

Si l’arbitrage à Montréal est moins pourri qu’à Tampa, le Canadien bénéficiera de plusieurs jeux de puissance. Il est à 44 % après deux matchs. Les carottes seront donc cuites pour Tampa qui devra essayer de jouer au hockey au lieu d’intimider le Canadien dans le beurre.

*Avec l’aide des données du site Moneypuck.com

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