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Tout rentre en ordre : le Canada est à nouveau un rouleau compresseur

Getty Images via AFP
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2026-01-03T04:09:34Z

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MINNEAPOLIS | Tout rentre en ordre, le Canada est à nouveau un rouleau compresseur. Il n’a encore rien gagné à ce Championnat mondial junior, mais cette année, il ne ressemble en rien à l’équipe qui a perdu en quarts de finale à Ottawa. Après une période, la troupe de Dale Hunter s’était déjà débarrassée de la Slovaquie, vendredi soir, au 3M Arena at Mariucci, au Minnesota.

Marque finale : 7 à 1, avec cinq des buts canadiens qui ont été inscrits dans les 20 premières minutes. Et 14 joueurs du Canada qui ont récolté au moins un point. Les quatre trios ont assiégé la cage de Michal Pradel les uns après les autres et les Slovaques ont été submergés par la vague.

Lorsque le Canada et la Slovaquie se sont disputés ces quarts de finale, les États-Unis venaient tout juste de trébucher devant la Finlande. C'est ainsi la Tchéquie, et non les hôtes, qui affronteront les représentants de l’unifolié en demi-finale. L’autre match du carré d’as opposera la Suède aux Finlandais.

Une victoire contre les Tchèques dimanche assurerait le Canada d'une médaille.

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«C'est l'or ou rien», a mis au clair le capitaine Porter Martone.

Explosion offensive

Hunter a apporté des changements considérables à sa formation pour ce premier match sans lendemain du Canada. Il a remplacé Carter George par Jack Ivankovic dans les buts, en plus d'opter pour huit défenseurs, laissant de côté son 13e attaquant Carter Bear. Les jeunes Keaton Verhoeff et Carson Carels, qui doivent tous deux arborer la grille, formaient ainsi la quatrième paire défensive.

Une paire qui a donné le ton dès sa première présence sur la glace. Cole Beaudoin a repéré dans le haut de l’enclave Verhoeff, qui a trouvé une ligne de tir. Cole Reschny a bondi sur le retour pour ouvrir la marque.

Après six minutes, les Slovaques avaient tenu bon en prônant un jeu hermétique. Ils ne savaient pas ce qui les attendaient...

«On était affamés et on a blessé leur orgueil ("killed their pride") tôt dans le match», a illustré Brady Martin. 

Tij Iginla a rapidement doublé l’avance canadienne avec un tir vif comme l’éclair en utilisant le défenseur comme écran.

Michael Misa a pris le relai en convergeant habilement au centre avant de laisser partir un tir bas pour faire 3 à 0. La soirée de travail de Pradel était terminée. 

Carels a envoyé une rondelle dans la circulation et Sam O’Reilly a cueilli le retour généré pour souhaiter la bienvenue au cerbère Alan Lendak; 4 à 0.

Puis l’avantage numérique canadien s’est mis en marche en fin de période. C’est une très bête idée d’être indiscipliné contre le Canada dans ce tournoi. Avec les Michael Hage, Gavin McKenna, Brady Martin et Zayne Parekh, on a droit à une douce symphonie de passes sur la palette. C’est un tic-tac-toe sublime entre Hage, McKenna et Martin qui a creusé l’écart à 5 à 0.

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Les Slovaques n’étaient pas au bout de leurs peines. Au retour du premier entracte, les chances pleuvaient dans leur moitié de territoire et ils n’avaient aucune réponse aux assauts incessants de la puissance canadienne.

Une belle manœuvre de Verhoeff a permis à Martone de s’échapper. Ensuite, un tir-passe de Parekh a été dévié par O’Reilly, puis récupéré par Cole Beaudoin. C’était 7 à 0 et il restait plusieurs minutes au deuxième engagement.

Jan Chovan a répliqué avec un but pour l’honneur slovaque, privant du même coup Ivankovic d’un blanchissage. On retiendra surtout que Chovan avait fait son Mark Messier en osant prédire une victoire contre le Canada dans une entrevue avec le collègue Mark Masters. 

Une déclaration qui a très mal vieilli.

«Au final, tout le monde veut gagner. Chapeau à lui de l’avoir dit avec confiance. On ne se cachera pas que le gars qui l’a interviewé ne l’a pas trop aidé. Il lui a fait répéter quatre fois, a rigolé Caleb Desnoyers. En plus, ce n’est pas sa première langue. Dans le vestiaire, on en riait plus qu’autre chose.»

Ce sont d'autres propos tenus en fin de deuxième période qui ont réellement dérangé les joueurs canadiens. Les deux équipes en avaient beaucoup à se dire avant de retraiter au vestiaire. 

«On n’entrera pas dans les détails, mais il y a des choses qui n’auraient pu dû être dites de leur côté et on est une équipe qui est tissée serrée», a mentionné Desnoyers. 

«On voulait rester sages [en revenant pour la troisième période], a expliqué Martone. Il n'était pas question de perdre qui que ce soit en raison d'une suspension. On voulait demeurer responsables et respectueux et on s'est bien comportés.»

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Rien à voir avec Ottawa

Pouvez-vous croire que l’an dernier, l’équipe canadienne subissait une deuxième élimination consécutive en quarts de finale et que son premier pointeur, Easton Cowan, terminait le tournoi avec un but et deux aides ?

Cette édition du Canada ressemble... au Canada. Du moins, à ce que le Canada devrait être. Une puissance. L’excuse de la parité en hausse au hockey international était, justement, une excuse. Le Canada a la responsabilité de dominer ce genre de compétition.

Et voilà deux matchs consécutifs avec sept buts marqués. Quand le Canada a écrasé mercredi les Finlandais, ces derniers n’avaient à ce moment-ci accordé que quatre buts dans le tournoi. La Slovaquie, elle, avait perdu par un seul but contre la Suède et les États-Unis en ronde préliminaire.

Ce que l’on entend par là, c’est que le Canada n’a pas écrasé des deux de pique.

On murmure à Minneapolis que, contrairement à Dave Cameron l’an dernier, Dale Hunter mène cette équipe d’une main de fer. Finis les repas Uber Eats livrés aux chambres d’hôtel, les joueurs mangent la nourriture servie par les traiteurs. Finis les congés d’entraînement : chaque séance est considérée comme cruciale pour développer une chimie dans un court tournoi.

Rien n’est laissé au hasard et, cette année, les joueurs ont même accès à des installations à la fine pointe de la technologie, à un jet de pierre de leur hôtel, qui aident leur corps à mieux récupérer (pensez, entre autres, aux bottes Normatec). 

Cette édition n’a encore rien gagné, mais elle est bien plus sérieuse.

Dommage que les gradins soient aussi dégarnis à Minneapolis. La population locale semble ignorer qu'un tournoi d'une grande envergure a lieu dans sa ville. Le Canada se déplacera au Grand Casino Arena de St. Paul pour le reste de ce Mondial junior. Avec l'élimination des États-Unis, on se demande bien combien de sièges seront remplis...

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