Tout l'héritage de Brigitte Bardot à ses amies les bêtes?
Sabin Desmeules
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Son amour des animaux était immense. Tout aussi grand que sa désillusion pour l’espèce humaine. On ne serait donc pas surpris si Brigitte Bardot, morte à l’âge de 91 ans le 28 décembre dernier, léguait tous ses avoirs à sa fondation venant en aide aux bêtes... et rien à son unique fils, Nicolas-Jacques Charrier!
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Le seul enfant de l’actrice est né en 1960 de sa brève histoire d’amour avec le comédien Jacques Charrier. Lorsqu’elle parlera de sa naissance dans son autobiographie Initiales B.B., parue en 1996, on comprendra que l’amour fusionnel n’était pas au rendez-vous. «C'était comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin, écrivait-elle. «J'aurais préféré accoucher d'un petit chien.» Mère et fils s’étaient retrouvés devant les tribunaux, pour ces propos. Ils n’ont fait la paix que ces dernières années. Ont-ils toutefois noué des liens assez solides pour que la femme lui laisse toute sa fortune? Que nenni!

La célèbre villa de Saint-Tropez, La Madrague, est dédiée à la Fondation Brigitte Bardot. Et l’organisme fondé par la défunte vedette a bénéficié d’une grande part de ses avoirs. Mais malgré certains gros titres qui pourraient laisser penser que la totalité de l’héritage de B.B. ira aux animaux qu’elle chérissait tant, tel un rebondissement sorti d’un film où la riche excentrique lègue tout à ses chats, il n’en est rien! Sa progéniture non désirée aura sa part du gâteau.
50 % de pas grand-chose
En France, la loi prévoit un minimum légal pour un enfant lorsque son parent décède: on ne peut pas l’exclure d’une succession. La part du patrimoine de Nicolas-Jacques, en tant que fils unique, est fixée à 50 %. Mais si l’on se fie à ce qu’a déjà affirmé à BFMTV un biographe de la défunte star, Yves Bigot, le fiston n’aura rien de faramineux. «Elle s’est dépouillée de tout ce qui lui appartenait, tout ce qui est lié à sa carrière au cinéma et tout ce qu’on a pu lui offrir par ailleurs. Elle a vendu ses robes, ses tenues..., a-t-il assuré. Elle a vendu tous ses biens mobiliers aux enchères pour lancer sa fondation. Elle a ensuite hypothéqué La Madrague pour financer des opérations.» Que restera-t-il à l’héritier du patrimoine de sa célèbre maman? «Pas grand-chose, sans doute», avançait-il.
Il y a toutefois un patrimoine immobilier important. La Madrague vaudrait plus de 40 millions de dollars, mais elle a été donnée par l’actrice à sa fondation dans les années 1990, afin que l’organisme puisse s’y consacrer à sa mission: la défense des animaux. Et qu’en est-il de la villa de Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, et de la propriété de Savolles, sur la Côte d’Or? Elles sont devenues des refuges pour animaux et pourraient être considérées comme des dons à leurs locataires, à qui Brigitte ne demandait pas de loyer. Ne resterait-il à Nicolas-Jacques qu’une part sur la résidence secondaire de Saint-Tropez de sa maman, La Garrigue, évaluée à 13 millions de dollars, et une autre sur une villa à Cannes, mise en vente en 2020 pour environ 9,7 millions de dollars? Si oui, le fils de Brigitte Bardot saura-t-il s’en contenter?
