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Tout devient possible pour Sara-Maude Dupuis aux Championnats canadiens

La Québécoise Sara-Maude Dupuis, en action, lors de son programme court aux Internationaux Patinage Canada, du 25 au 27 octobre 2024, à Halifax.
La Québécoise Sara-Maude Dupuis, en action, lors de son programme court aux Internationaux Patinage Canada, du 25 au 27 octobre 2024, à Halifax. PHOTO DANIELLE EARL / FOURNIE PAR PATINAGE CANADA
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-01-17T16:05:55Z
2025-01-18T12:21:51Z

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Dans ses rêves les plus fous, la Québécoise Sara-Maude Dupuis remporterait ce week-end les Championnats canadiens, à Laval, et serait sélectionnée pour participer aux prochains Mondiaux de patinage artistique. Et pourquoi pas les Jeux olympiques de 2026 en Italie? 

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«J’avoue que je pense surtout aux Jeux de 2026 en ce moment, car la sélection olympique est déjà commencée, indique Dupuis, avec autant de franchise que d'humilité. Nos performances depuis le début de la saison sont comptabilisées.»

Âgée de 19 ans, Dupuis se permet de rêver plus fort que jamais, tout en sachant que ses compatriotes Madeline Schizas et Kaiya Ruiter ont des visées semblables.

Médaillée en Estonie

Une première médaille sur la scène internationale, chez les seniors, est venue changer la donne pour Dupuis. Plus question d’aborder les compétitions sur les freins, elle passe en mode attaque.

«Une médaille à l’échelle internationale, c’est un objectif que j’avais depuis plusieurs années, un rêve aussi que je caressais depuis mon jeune âge, dit celle qui a remporté le bronze au Trophée Tallin, en novembre dernier, en Estonie. D’avoir atteint ce rêve, ça me dit que je suis capable. Je sens que tout est maintenant possible pour moi. C’est un boost de confiance.»

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«Sara-Maude est toujours en progression, indique pour sa part son entraîneur, Stéphane Yvars. C’est une athlète, mais aussi une personne mature. Elle est capable de bien relativiser les choses par rapport à la compétition. Elle apprend tellement à chaque année et je sens qu’elle est à une étape où son degré d’implication est toujours plus grand, et ça fait la différence.»

L’avantage de la glace

Dupuis n’est plus la même patineuse qui avait terminé sixième aux précédents Championnats canadiens en 2024, à Calgary, non sans avoir d’abord pris la troisième place au terme du programme court. D’ailleurs, en Estonie, la Québécoise a su maintenir le rythme pour rafler le bronze, elle qui était deuxième après le court.

La résidente de l’arrondissement d'Anjou, à Montréal, entend donc poursuivre sur sa lancée et profiter de ces Championnats nationaux à domicile.

Sara-Maude Dupuis, durant son programme libre aux Internationaux Patinage Canada, en octobre dernier, à Halifax.
Sara-Maude Dupuis, durant son programme libre aux Internationaux Patinage Canada, en octobre dernier, à Halifax. PHOTO DANIELLE EARL / PATINAGE CANADA

«C’est spécial pour moi, car c’est rare que ma famille et mes amis peuvent tous venir me voir compétitionner en direct, dit-elle. Habituellement, ils me regardent surtout à travers leur écran d’ordinateur.»

«Pour Sara-Maude, c’est un avantage d’être à la maison, estime Yvars. Ça l’excite de pouvoir avoir plus de monde qui la voit qu’à l’habitude. C’est une patineuse qui aime montrer ce dont elle est capable de faire et c’est une belle opportunité pour elle.»

Vers les quatre continents

Avant ses propres compétitions, Dupuis aura eu le temps de goûter l’ambiance présente à la Place Bell, cette semaine. Le programme court chez les femmes est ainsi prévu samedi, tandis que le programme libre aura lieu dimanche durant la dernière journée de ces Championnats canadiens.

Ses objectifs concrets? Grimper sur le podium et se qualifier minimalement pour les Championnats des quatre continents, en février, à Séoul. Ce serait déjà une belle voie à emprunter pour espérer se retrouver aux prochains Jeux olympiques ou, du moins, vivre de grandes expériences sur la scène internationale.

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