Tout dépend de la météo

François-David Rouleau
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En consultant les bulletins météorologiques plutôt capricieux à l’aube de l’Omnium britannique, il est difficile d’identifier tant l’éventuel champion que le pointage gagnant.
Tout dépend des caprices de dame Nature aux abords de la mer du Nord. Depuis quelques semaines, celle-ci est relativement clémente. Ce qui a permis au comité de compétition de préparer un Old Course très ferme et incroyablement rapide.
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C’est donc dire que celui qui soulèvera la Claret Jug devra parfaitement maîtriser sa balle et ses distances sur le parcours de 7313 verges jonché de 112 fosses de sable. Car en touchant le sol dur comme le béton d’une autoroute, la balle ne s’arrête pas aussi facilement dans les allées.
On peut ainsi prédire que l’éventuel champion devrait être un vétéran ou un golfeur qui n’en est pas à sa première visite à St Andrews.
L’ayant arpenté dans d’autres tournois, Rory McIlroy a fait des flammèches en signant une carte de 63 (-9) à l’Open de 2010.
Cinq ans plus tard, l’Australien Marc Leishman s’est incliné en prolongation. Il veut certainement se venger si son fer droit coopère.
Et l’Irlandais Shane Lowry excelle dans des conditions venteuses.
L’expérience, la créativité et l’imagination seront des qualités primordiales sur le Old Course.
En fait, seulement quatre hommes ont réussi à gagner dès leur première présence. Le dernier à y être arrivé est Tony Lema, en coiffant Jack Nicklaus au fil d’arrivée en 1964.
Mais il ne faut surtout pas exclure d’office Justin Thomas, guidé par nul autre que le vétéran cadet Jim « Bones » Mackay, qui connaît le parcours comme le fond de sa poche.
Ou bien Xander Schauffele, qui a gagné l’Omnium d’Écosse la semaine dernière et fini deuxième de l’Open à Carnoustie, de l’autre côté de la rivière Tay, en 2018.
Ou encore Scottie Scheffler, qui a enregistré un top 10 l’an dernier à Royal St George, et Will Zalatoris, qui réussit toujours à se frayer un chemin jusqu’au tableau principal d’un Grand Chelem.
Sans oublier Tiger
Bref, les prétendants sont nombreux. Même Tiger Woods pourrait surprendre sur l’un de ses terrains de jeu de prédilection. Il croit en ses chances, et ses rivaux estiment qu’il peut, sans l’ombre d’un doute, chasser la tête.
Si le vent tombe et que la pluie n’attendrit pas les allées et les verts, on prédit un pointage gagnant autour de -15. Selon les prévisions, les averses devraient déverser moins de 5 mm lors des quatre prochains jours.
Les conditions resteront donc fermes et rapides pour ce 150e Open spectaculaire.