Tous les espoirs ne sont pas permis avec le Canadien

Jean-Nicolas Blanchet
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Chaque fois que je m’en vais jouer au golf, je me dis qu’enfin, je vais jouer sous la normale. Ce n’est jamais arrivé après 500 rondes. Ça me fait un peu penser à ça, la fameuse journée de lundi pour l’organisation du Canadien.
En plus, c’est du golf! La métaphore est encore plus judicieuse.
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C’est la journée ou tous les espoirs semblent permis. Et je ne parle pas nécessairement juste de la direction de l’équipe ou des joueurs. Je parle aussi de mon voisin, mon facteur ou le fan-club de l’équipe.
Tous les espoirs ne sont pas permis cette année avec le CH. Vraiment pas.
C’est beau l’espoir. Mais ça fait mal quand ça se transforme en désespoir. Quand on s’attend à quelque chose qui n’arrive pas.
Pour la première fois depuis plusieurs années, néanmoins, je crois que les amateurs de bleu blanc rouge ont raison de s’exciter le poil des jambes.
C’est fini, Pinocchio
C’est fini, Pinocchio a rien de forcé quand les joueurs parlent d’une équipe qui peut avoir de plus grands objectifs. Ça fait du bien. Il y avait du Pinocchio aux pieds carré certaines années à ce tournoi de golf.
Car ça partait toujours avec un certain vent d’optimisme. Un genre de: «On peut surprendre.» Comme moi au golf, je peux surprendre. Et sur le premier coup de départ: FORE! La balle passe proche de défigurer un golfeur qui joue sur un autre trou. Et je comprends après le huitième que mes objectifs manquaient d’humilité.

D’une part, le Canadien a une équipe formidable cette année. C’est évident. Ce sera divertissant.
Mais d’autre part, je suis loin d’être convaincu qu’elle sera en séries, par exemple.
À part Ivan Demidov, qui sera capable d’être un bon joueur de deuxième trio?
Kirby Dach? J’y crois plus que beaucoup de monde. Mais je rappelle qu’il n’a jamais dominé au hockey depuis l’âge de 15 ans.
Zachary Bolduc? Ce serait fou. Mais c’est un gros mandat. Ça va prendre un peu de temps.
Laine? Newhook? Ne me partez pas là-dessus.
Deux attaquants en moins
Un autre gros point d’interrogation, c’est le désavantage numérique. Le Canadien avait l’un des meilleurs de la ligue l’an dernier.
Mais deux des quatre attaquants qui le formaient ne sont plus là. Oui, Suzuki pourra prendre un poste. Mais je ne suis pas sûr d’aimer ça de voir un gars de 90 points risquer de se casser la cheville sur l’unité de désavantage numérique. C’est peut-être juste moi.
Finalement, ce qui m’inquiète un peu et qui me laisse croire que tous les espoirs ne sont pas permis, c’est quand je regarde les autres clubs.
Vous voyez que l’intelligence artificielle nous remplace un peu partout. C’est la même chose dans l’analyse sportive. Et les robots qui utilisent des milliers de données pour prédire les saisons des équipes sont maintenant souvent meilleurs que la plupart des experts.
Ainsi, ces robots placent Detroit, Buffalo, Ottawa, Toronto, Floride, Tampa Bay, Caroline, New Jersey, les Rangers et Washington devant le Canadien dans l’Est.
J’ai de la misère à y croire pour Detroit et Buffalo, même si je crois que les Sabres pourraient faire un pas de géant cette année. Pour Ottawa, j’ai du mal à trancher.
Loin de la coupe...
Ainsi, il n’y a pas que le Canadien qui sera meilleur. Ça risque d’être chaud.
Le CH a surpris beaucoup de monde l’an dernier, moi le premier. C’est une équipe fière qui sait se relever rapidement après un échec.
Mais le club pourrait être encore meilleur et rater les séries cette année. Ça se peut et ce ne serait pas si surprenant, ni une culbute dans le plan de Kent Hughes.
Il ne faut pas oublier que l’équipe qui a éliminé le Canadien en cinq, s’est fait éliminer en cinq par l’équipe qui elle s’est fait éliminer en 5 par l’équipe qui a gagné la coupe Stanley.
Ce qui me fait croire que cette fameuse coupe est encore très loin de nos lèvres.
Il ne faudra pas s’étonner ou désespérer cette année, s’il y a encore quelques coups de départ dans le bois et plusieurs balles à l’eau. À travers plusieurs oiselets, néanmoins.