Tous les résultats
Publicité

Tournoi des Maîtres: Jon Rahm, un combattant assoiffé par la victoire

L'Espagnol envoie un message clair à ses adversaires: «Je ne lâcherai jamais»

Getty Images via AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2023-04-11T18:35:21Z

Partager

AUGUSTA – Jon Rahm a démontré de quel bois il se chauffe durant le Tournoi des Maîtres. Comme chasseur ou meneur, il est redoutable et assoiffé de victoire. Dimanche, il a savouré son deuxième sacre majeur en carrière et rien de moins que sa quatrième victoire de la saison. L’Espagnol a démarré la machine. En véritable mission, qui sait où elle pourra l’amener.

• À lire aussi: Tournoi des Maîtres: les 7 moments marquants à Augusta
• À lire aussi:
Phil Mickelson établit un nouveau record au Tournoi des Maîtres
• À lire aussi:
Tournoi des Maîtres: un verre, un foyer, un trophée, des histoires et des rêves dans le pavillon du Augusta National

À 28 ans, il compte déjà 19 victoires chez les professionnels, dont 11 sur le circuit de la PGA qu’il mène quasi outrageusement sur d’autres canons. 

En ronde finale du Masters, il a rapidement effacé un retard de deux coups en bondissant sur sa proie comme un lion sur une antilope. 

Son désir de gagner et sa férocité ont jeté au sol le mâle alpha des antilopes : Brooks Koepka, auteur de quatre titres du Grand Chelem. L’Américain disait être de retour en pleine forme et en confiance après des années difficiles.

Publicité

Il a livré une belle opposition jusqu’à ce qu’il tombe au neutre au pire moment pour voir Rahm le dépasser par la voie de droite. «BK» ne pouvait expliquer les raisons de ses soudaines faiblesses. Il n’a jamais pu tenir le rythme sur un rival plus puissant que lui ce jour-là.

Calme et intelligence

L’Espagnol au bouillant tempérament a ensuite gardé son calme afin de rester en contrôle sur le dangereux neuf de retour du Augusta National. Sans être une croisière tranquille, il a navigué intelligemment jusqu’à bon port. Il a ravi ce veston vert tant convoité dans un moment névralgique de son sport, le protégeant des vilains renards qui ont rejoint le controversé circuit LIV Golf. 

Une victoire pour Rahm. Une victoire, la cinquième à Augusta, pour l’Espagne. Une victoire pour le circuit de la PGA dans ce duel sur un même parcours avec LIV Golf. Et une victoire pour les amateurs de la petite balle blanche qui se sont délectés du spectacle de ces quatre jours de compétition plein de rebondissements. 

Rahm a dédié son exploit à son grand compatriote Seve Bellesteros qui aurait fêté son 66e anniversaire, dimanche. La maladie l’a emporté en mai 2011. Mais l’étoile de Barrika sait qu’il a reçu l’aide d’un ange qui était considéré comme l’un des plus talentueux golfeurs que le sport ait connu. Ballesteros avait enfilé le même précieux veston il y a exactement 40 ans. 

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Publicité

«Je suis un gars déterminé. Quand je suis sur le parcours, je suis sur le parcours et les autres le savent bien. J’ai un travail à faire et par chance, je réussis.

«On déploie beaucoup d’efforts afin de battre les meilleurs joueurs au monde, a-t-il poursuivi. À ce niveau d’intensité, on voit ma détermination et c’est pourquoi je suis caractérisé comme un vrai combattant. 

«Je ne lâcherai jamais. Même si je ne parviens pas à me hisser dans la course au sommet d’un tournoi, je suis capable de le terminer en force afin de gagner de précieux rangs au tableau. C’est toujours mieux que rien, car j’aurai tout fait en mon pouvoir.»

Un rêve

Rahm a toujours rêvé au moment qu’il a vécu, dimanche soir. Il a toujours rêvassé à devenir champion d’un tournoi majeur. Il a commencé à vraiment croire en ses chances quand son compatriote Sergio Garcia avait enfin savouré son premier titre du Grand Chelem à Augusta en 2017. 

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

«Tous les bons golfeurs espagnols ont gagné sur ce parcours, a-t-il reconnu en pensant aussi à José Maria Olazabal (1999 et 1994) et Ballesteros (1980-1983). Il doit y avoir quelque chose par ici pour ceux qui présentent un passeport espagnol. C’est peut-être une parcelle de cette propriété qu’on nous transmet. J’ai très bien joué, comme à chacun de mes passages», a expliqué Rahm. 

En effet, le nom de «Rahmbo» est resté au sommet du tableau final à sa septième participation au Masters. Il avait auparavant terminé dans le top 5 à quatre occasions, ne faisant jamais pire que le 27e rang. 

Il défendra son titre avec vigueur l’an prochain. En attendant, il sera attendu de pied ferme au Championnat de la PGA d’Amérique, à Oak Hill, dans un mois.

Publicité
Publicité