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Tournoi à venir et crise tarifaire: Québec invitée à ne pas huer les pee-wee

Les chefs de partis à l’Hôtel de Ville s’accordent pour inviter les citoyens de Québec à accueillir chaleureusement les jeunes joueurs, malgré les tensions avec les É.-U.

Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Stéphanie  Martin

Stéphanie Martin

2025-02-04T19:42:09Z
2025-02-04T20:15:40Z

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Le maire de Québec et les autres chefs de partis à l’Hôtel de Ville s’accordent pour inviter les citoyens à laisser la politique et les huées de côté et à réserver un accueil chaleureux aux pee-wee et aux touristes états-uniens qui s’amènent en ville.

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«Huer des pee-wee ou s’en prendre à des gens qui viennent ici nous visiter et dépenser de l’argent ici dans nos restaurants, nos hôtels, nos événements, ça serait une très mauvaise idée», a exprimé le maire de Québec, Bruno Marchand, mardi, en marge du conseil municipal.

«Donald Trump, c’est pas les Américains, et les Américains, c’est pas Donald Trump», a-t-il ajouté. À travers la Ligue nationale de hockey, l’hymne national américain a été hué dans les amphithéâtres canadiens, à la suite des menaces tarifaires du président des États-Unis.

Pour M. Marchand, le message des huées au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec ne se rendrait pas aux bonnes personnes. «Ce sont des jeunes qui viennent ici. Je pense que si on avait un tant soit peu l’idée, et je peux comprendre, mais ce n’est pas une bonne idée. Il faut accueillir notre monde.»

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L’industrie touristique de Québec est largement alimentée par les touristes en provenance du sud de la frontière, a-t-il rappelé. 

Respect 

Le chef de l’opposition, Claude Villeneuve, a lui aussi tenu ce discours. «Je souhaite qu’on soit respectueux envers tous les joueurs, a-t-il exprimé. Si j’étais un joueur et que mon hymne national se faisait huer, je ne le prendrais pas comme une accolade.»

Pour M. Villeneuve, malgré les tensions avec le président des États-Unis, «les Américains demeurent des alliés. [...] Ce ne sont pas ces jeunes qui sont responsables de ce qui se passe.»

Même son de cloche de la part de la seconde opposition et de son chef, Patrick Paquet, qui dit faire confiance aux gens de Québec. «On va bien se comporter là-dessus. Je suis même convaincu que ça n’arrivera pas.»

Selon lui, les personnes en état d’autorité doivent faire passer ce message. «Le message est envoyé dans la population, c’est important. [...] Pour ces jeunes-là, c’est un moment de vie. Ça n’a pas sa place.»

Terre d’accueil 

La cheffe de Transition Québec, Jackie Smith, a abondé dans le même sens. «On ne hue pas les enfants, jamais. Le Tournoi pee-wee, ce n’est pas une exception. On est une ville touristique. Il y a des Américains qui viennent ici et qui ne comprennent pas nécessairement la situation aux États-Unis. C’est pas le moment de démontrer qu’on n’est pas une terre d’accueil.»

Le directeur général du Tournoi, Patrick Dom, se réjouissait mardi de l’appui des politiciens. «Ce serait épouvantable [les huées]. Les gens sont à fleur de peau. Un enfant de 12 ans, qu’il vienne de n’importe où aux États-Unis, nous, on veut lui faire vivre son rêve.» Il a indiqué que l’annonceur invitera les spectateurs à la retenue, le 15 février, avant le match d’ouverture, qui oppose les Remparts à une équipe des États-Unis, Team Maryland, et où on jouera les hymnes nationaux.

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