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Toujours sans but dans la LNH, Hutson nous fait part de son plan: le vent pourrait bientôt tourner

Photo AFP
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2024-11-17T20:09:09Z

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Lane Hutson est passé bien près de marquer ce qui aurait été l’un des plus beaux premiers buts de l’histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH) jeudi dernier contre le Wild, mais après 20 matchs dans le circuit, son compteur reste bloqué à zéro. Le petit défenseur croit que le vent pourrait bientôt tourner.

«J’ai le sentiment que ces rondelles vont éventuellement trouver le fond du filet», a confié le jeune homme, dimanche matin, après la séance matinale des Canadiens de Montréal à Brossard.

Contre le Wild, Hutson a tout fait sauf marquer. En deuxième période, il a semé un premier couvreur, Marat Khusnutdinov, avec tellement d’efficacité que même le caméraman a été déjoué, le perdant de vue momentanément. Hutson a ensuite réservé sa meilleure feinte à Zach Bogosian autour du filet avant de voir son tir dévier sur le bras droit du gardien Filip Gustavsson.

Cette séquence, qui ne s’est pourtant même pas traduite en but, a fait un tabac sur les réseaux sociaux. Au moment d’écrire ces lignes, les publications de TVA Sports sur X et Facebook avaient cumulé près d’un million de visionnements.

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«Quand tu vois de l’espace, tu dois le prendre. J’ai vu de l’espace et je l’ai saisi», a humblement analysé Hutson.

De l’espace, en réalité, il n’y en avait pas beaucoup. Hutson est simplement passé maître dans l’art de se faufiler.

Pistes de solution

Comment un défenseur avec autant de talent et créant autant d’espace sur la patinoire n’est-il toujours pas parvenu à faire bouger les cordages dans la LNH après une vingtaine de matchs?

La malchance est une part de l’équation. Elle n’explique pas tout. Hutson reconnaît lui-même qu’il doit apporter des ajustements à sa façon de tirer.

«La rondelle ne bondit pas pour moi, oui, mais c’est une combinaison de ces deux facteurs, a-t-il précisé. Il y a d’excellents gardiens dans cette ligue, et je dois apprendre à les déjouer. Je dois cerner ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas contre eux.»

Et qu’est-ce qui doit changer, concrètement? Hutson nous a offert une petite incursion dans son «laboratoire».

«Je travaille sur des petits détails, a-t-il expliqué, comme décocher plus rapidement la rondelle et tenter d’ajouter de la vélocité à mes lancers. Ça dépend aussi de ton positionnement sur la patinoire.»

Le plaidoyer d’Adam Nicholas

Directeur du développement chez les Canadiens, Adam Nicholas en mène large. Et ce cerveau du hockey se fait un malin plaisir de lancer des piques à Hutson, dont le tir manque de puissance.

«On en parle tout le temps, a raconté Hutson avec le sourire. Il s’en prend souvent à moi, il trouve que mon tir manque de force. Je vais y arriver avec le temps, mais je n’aurai pas un boulet de la pointe du jour au lendemain.»

Or, pour Hutson, ce n’est pas seulement une question de force brute et de travail dans le gymnase.

«Ça vient avec la mentalité, a-t-il nuancé. Tu dois vraiment appliquer de la force sur la rondelle. Souvent, j’essaye de trouver les ouvertures et de placer la rondelle. Par conséquent, j’enlève un peu de puissance à mon tir. Je dois arrêter de penser et juste tirer la rondelle de toutes mes forces.»

Hutson pourrait passer des heures à décortiquer les fins détails de son tir. Au final, il a peut-être juste besoin d’un but pour décoller.

«Ça pourrait conjurer un peu le mauvais sort.»

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