Tim Stutzle déteste plus Montréal que Toronto: la rivalité Canadiens-Sénateurs grandit

Stéphane Cadorette
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Le Canadien s’amène à Québec et, à écouter certains joueurs des Sénateurs, qui sont déjà bien installés en ville depuis vendredi, les rivaux ne seront pas forcément les bienvenus.
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Les deux équipes s’affrontent au Centre Vidéotron mardi soir dans un match préparatoire, et après l’entraînement des Sénateurs lundi en début d’après-midi, le productif attaquant de 23 ans Tim Stutzle a évoqué une rivalité qui grandit entre les deux formations.
«C’est une rivalité depuis toujours et ce sont toujours des duels difficiles. Chaque fois qu’on les affronte, on doit être à notre meilleur», a-t-il d’abord indiqué, avant que Le Journal lui demande quelle équipe il déteste le plus entre Montréal et Toronto.
«Montréal», a répondu sans la moindre parcelle d’hésitation l’auteur de 79 points la saison dernière.
Et pourquoi donc? Sur ce, Stutzle s’est contenté de hausser les épaules et de sourire.
Deux clubs en ascension
On ne parlait certainement pas de rivalité quand les deux équipes se trouvaient à reconstruire au fond du baril, mais l’éclosion survient au même moment à Ottawa et à Montréal, ce qui ne fait qu’allumer le feu.
Les partisans montréalais commençaient à trouver le temps long, après trois saisons de suite sans séries éliminatoires, quand leur souhait a été exaucé en avril. À Ottawa, les Sénateurs ont vécu une disette encore plus longue, eux qui ont pris part aux séries pour la première fois depuis le printemps 2017.
Au cours des prochaines saisons, ces deux équipes en pleine ascension aspireront aux mêmes objectifs, ce qui ne manquera pas d’accroître la hargne sur la glace et en dehors.
«J’ai le feeling que chaque fois qu’on s’affronte, la foule est pas mal explosive, surtout à Ottawa. J’ai hâte à demain [mardi], l’amphithéâtre ici sera rempli», a souligné Jake Sanderson.
Vers un duel en séries?
Pour David Perron, il n’y a évidemment rien de tel qu’un éventuel duel Canadiens-Sénateurs en séries pour propulser dans une autre stratosphère la rivalité grandissante. La dernière fois, c’était en 2015.
«Les prochaines années vont nous en dire plus, c’est sûr et certain. Pour qu’une rivalité continue d’avancer aux yeux des partisans, il faut qu’il y ait des matchs en séries.
«C’est comme nous, l’année passée; de revivre la rivalité avec les Leafs en séries, c’était assez unique comme expérience. Je vais m’en rappeler toute ma vie, et c’était super plaisant de voir les partisans de notre côté, de voir comment ils étaient enthousiastes à l’idée qu’on batte nos voisins en Ontario. On verra ce qui va se passer avec les Canadiens. Je leur souhaite le meilleur», a lancé le Sherbrookois.
Le nouveau standard
Le printemps dernier, les deux équipes ont été éliminées au premier tour des séries. À Montréal, on parle, bien sûr, de continuer de progresser et de faire un plus long bout de chemin grâce aux jeunes qui se développent.
Le discours n’est clairement pas différent dans le camp des Sénateurs, qui sont convaincus que la saucette en séries en avril n’était qu’un modeste début.
«C'est juste devenu le standard dans notre équipe», a tranché le défenseur Thomas Chabot.
«C’était notre but, au fil des années, de se rendre là [en séries]. Un coup que tu y goûtes, tu veux toujours y retourner. En même temps, on est réalistes et on sait que ce ne sera pas plus facile cette année de se rendre en séries. Dans notre division, toutes les équipes se sont améliorées, tout le monde s’est ajusté. Les gars sont arrivés au camp d’entraînement avec le même but, de participer aux séries, mais d’aller encore plus loin», a-t-il prévenu.
Aux yeux de Perron, six à huit clubs dans la ligue peuvent être considérés chaque année comme de véritables prétendants au titre de champion de la Coupe Stanley, et c’est aux Sénateurs de montrer qu’ils font partie de ce groupe sélect.
«Selon moi, c’est vraiment six à huit équipes qui ont une vraie chance de gagner la coupe. Tu veux te positionner là-dedans. Les équipes qui sont là, elles ne veulent pas sortir facilement. Ça va être à nous, tranquillement pas vite, de gagner nos galons», a-t-il observé.