Tiger Woods de retour avec un plan miraculeux
Guéri d’une importante chirurgie à la cheville, il souhaite jouer un tournoi par mois en 2024

François-David Rouleau
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Une fois de plus, Tiger Woods est de retour au jeu. Le gros chat participera dès demain à son tournoi aux Bahamas, le Hero World Challenge. Après huit mois d’inactivité et une chirurgie à la cheville, le golfeur aux 82 titres en carrière entrevoit la saison 2024 avec optimisme.
«Le meilleur scénario serait de participer à un tournoi par mois, a-t-il affirmé dans son habituelle conférence de presse de 30 minutes, mardi avant-midi. Je crois que c’est réaliste en considérant commencer la séquence avec l’Invitation Genesis.»
Ce tournoi au Riviera, en Californie à la mi-février, en est un autre auquel il est directement associé.
«Par la suite, je jouerai en mars, autour du Players, a-t-il poursuivi à propos de l’esquisse de son calendrier sans confirmer sa présence à Ponte Vedra du 14 au 17 mars.
«Nous avons sélectionné les plus gros tournois de chaque mois. Je dois maintenant me préparer pour ce calendrier. Cette semaine, ce sera un grand pas dans cette direction.»
Tout dépend de son état de santé dimanche soir. Ce tournoi est en quelque sorte un banc d’essai. Si tout se déroule bien, il devrait être présent dans les tournois du Grand Chelem et quelques rendez-vous incontournables.

Quand ça compte
Woods estime son jeu encore rouillé. Même s’il a multiplié les heures à l’entraînement sur les allées depuis quelques semaines, il ne peut évaluer son jeu en tournoi officiel.
«Je dois maintenant utiliser un crayon et écrire les scores sur une carte. C’est là que ça compte et c’est une histoire totalement différente. Je suis aussi curieux que n’importe qui de voir ce qu’il se passera ce week-end.»
Celui qui soufflera 48 bougies à la fin décembre figure parmi le plateau de 20 golfeurs au club de golf Albany dans l’archipel. Ce tournoi n’a pas de couperet. Donc, il est assuré de jouer 72 trous.
Une chose est certaine, c’est qu’il ne ressent plus de douleur à la cheville qu’il l’avait contraint à l’abandon en troisième ronde du Tournoi des Maîtres. Rappelons que sous la pluie battante d’avril à Augusta, il avait peine à marcher.

«Je ne suis pas inquiet pour la marche sur le parcours, car je n’ai plus toute cette quincaillerie dans mon pied. C’est plutôt le reste de mon corps, mon genou qui me fait mal et mon dos. La force va ailleurs. C’est pourquoi je suis curieux de savoir la réaction de mon corps en compétition.»
Mais fidèle à ses habitudes, Woods n’a pas agité le drapeau blanc. Il s’estime encore capable de gagner. Amoureux de son sport, il s’est aussi ennuyé de la camaraderie depuis le printemps. Il dit qu’il remisera ses bâtons quand il sentira qu’il ne sera plus en mesure de soulever un trophée.
L’échéance approche
Parmi toutes ses tâches et ses défis hors des allées, Woods est très impliqué au sein du comité exécutif des joueurs du circuit de la PGA. Il l’avait rejoint en août dernier, près de deux mois après cette fameuse entente de principe dans laquelle le circuit américain avait enterré la hache de guerre avec le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF), qui finance entièrement LIV Golf.
L’athlète ayant marqué son sport souhaitait alors faire partie des discussions menant aux décisions sur les dossiers chauds. Il faut rappeler que la date d’échéance sur l’accord survenu en juin approche à très grands pas. Elle est fixée au 31 décembre.
Les négociations suivent leurs cours «sans animosité», mais l’avenir est plutôt «sombre», selon ses dires. Avec plusieurs options sur la table pour les joueurs, il n’exclut toutefois pas une entente avant la nouvelle année ni la possibilité que l’échéance soit repoussée.
«Nous avons des options et différentes pièces à bouger, que ce soit pour le circuit de la PGA, la fusion avec LIV ou le golf en équipe. Il y a plusieurs possibilités que nous évaluons, a-t-il expliqué alors que d’autres sources de financement sont sur la table. Nous voulons la meilleure solution pour toutes les parties et les joueurs.»
Woods a réitéré sa confiance envers le commissaire du PGA Tour, Jay Monahan, vertement critiqué depuis cet été. Il s’est toutefois dit frustré par l’absence d’information au moment de l’accord avec le PIF en juin, mais aussi par la lenteur des négos en cours.