Tous les résultats
Publicité

TGV: l’emplacement de la gare de Québec connu à l’automne

Alors que des consultations sur le TGV Toronto-Québec auront lieu cette semaine, l’emplacement de la gare de Québec devrait être connu cet automne

Entrevue avec Martin Imbleau, président-directeur général d’Alto, à Québec, le lundi 9 février 2026.
Entrevue avec Martin Imbleau, président-directeur général d’Alto, à Québec, le lundi 9 février 2026. Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Taïeb Moalla

Taïeb Moalla

2026-02-09T19:49:54Z

Partager

Alors que des consultations publiques sur le TGV Toronto-Québec auront lieu cette semaine, l’emplacement précis de la gare de Québec devrait être connu cet automne.

C’est ce que Martin Imbleau, PDG d’Alto (nouveau nom du TGV), a affirmé lundi lors d’une entrevue avec Le Journal, puis à l’occasion d’un dîner-conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Sur le site internet d’Alto, une carte dresse la zone «probable» dans laquelle la station de TGV pourrait se trouver. À l’extrémité ouest, on voit l’avenue Saint-Sacrement, tandis que l’extrémité est va jusqu’aux environs de la gare du Palais.

Cela dit, M. Imbleau a tenu à préciser que le choix définitif n’a pas encore été fait. «Nous ne sommes pas convaincus que la gare du Palais soit le meilleur endroit [pour la gare]. Mais ce serait le fun que les Québécois qui vont utiliser le service viennent me dire: “Tu as raison, tu n’as pas raison, il y a d’autres options...”», a soutenu M. Imbleau.

Selon lui, un des critères à considérer sera l’interconnexion avec le futur tramway. Le PDG a également évoqué la possibilité que la gare se trouve dans un TOD, acronyme anglophone d’un quartier où l’usage de l’automobile est limité.

Publicité

Présent à l’événement, le maire de Québec, Bruno Marchand, a évité de s’avancer sur le meilleur endroit pour la gare. «Je ne sais pas où elle va être, mais je suis content d’entendre qu’on veut la rapprocher du centre-ville [...]. Ce qu’on a dit à Alto, c’est qu’on veut être partenaires et trouver le bon lieu», a-t-il prudemment laissé tomber.

Expropriations

Tout au long du parcours de 1000 kilomètres, Martin Imbleau s’est dit conscient qu’un des enjeux principaux sera celui des acquisitions et des expropriations de terrains. Le TGV a besoin d’un corridor de 60 mètres de large et il doit être en ligne droite le plus possible, a-t-il rappelé.

Devant les gens d’affaires de Québec, le PDG a appelé ces derniers à s’organiser en consortiums en faisant valoir les diverses possibilités économiques qui vont découler du mégaprojet. Il a notamment insisté sur le fait qu’on aura besoin de 50 000 travailleurs sur le chantier.

«Les meilleurs au monde»

Même si le fonctionnement du train à haute vitesse représente «un défi» à cause des durs hivers et des écarts importants de température, le responsable du TGV soutient que ses équipes comptent sur l’expertise de nombreux joueurs de l’industrie. Cela inclut «les meilleurs au monde», soit les Français et les Espagnols, a-t-il déclaré.

Historiquement, la voiture fait partie de l’ADN de l’Amérique du Nord, a admis Martin Imbleau. Mais ce dernier dit miser sur le changement de mentalités de la génération Z. À ses yeux, il est clair que cette génération préférera de loin l’idée de pouvoir se déplacer rapidement entre les villes plutôt que de rester coincée dans le trafic routier. Pour cela, il a promis que le TGV sera abordable et fréquent.

La première portion du TGV doit relier Montréal à Ottawa sur une distance de 200 km. Sa construction devrait débuter en 2030 pour se terminer en 2036-2037. La réalisation des sections à l’est (Montréal-Québec) et à l’ouest (Ottawa-Toronto) pourrait commencer en 2032-2033. Le coût du TGV devrait se situer entre 60 et 90 G$.

M. Imbleau a dit que le premier tronçon (Montréal-Ottawa) permettra de roder la machine tout en convenant qu’on pourra apprendre des erreurs qui seront forcément commises lors de cette phase.

Les séances de consultations publiques à Québec

Mercredi 11 février: 11h à 15h et 17h à 21h, Hôtel Hilton Québec, 1100, boulevard René-Lévesque Est

Jeudi 12 février: 11h à 15h et 17h à 21h, Université Laval, pavillon Alphonse-Desjardins

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité