Terrasses fermées: «Un risque suffisamment grave», plaide le SIM
Agence QMI
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Si la décision de fermer des terrasses de la rue Peel en pleine fin de semaine du Grand Prix de Formule 1 fait débat, le Service incendie de Montréal estime avoir pris la bonne décision face à un risque «suffisamment grave» pour la sécurité publique.
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«Dans le cadre de leur visite, les agents de prévention qui étaient en devoir vendredi ont constaté qu’il y avait quatre terrasses sur la rue Peel qui n’étaient pas conformes au règlement sécurité incendie», a rappelé le chef de division aux communications du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), Guy Lapointe, en entrevue avec Mario Dumont, lundi.
Il a notamment expliqué que le problème ne se situait pas au niveau des terrasses elles-mêmes, mais plutôt au niveau des chapiteaux qui étaient trop près des édifices. Ces derniers «n’étaient pas à trois mètres» comme le veut la réglementation.
- Écoutez l'entrevue avec Glenn Castanheira, directeur général de Montréal Centre-Ville, via QUB :
«Il faut différencier deux choses, il y a des règles propres aux terrasses, des règles d’urbanisme, des règles de la Ville sur comment on peut disposer sa terrasse [...]. [Mais] nous, on gère vraiment le volet sécurité incendie.»
M. Lapointe explique que les agents du SIM se sont rendus sur place une première fois, le 23 mai dernier, pour informer les propriétaires et demander à ce que ces terrasses soient «retirées ou modifiées».
«Ça n’a pas été fait, et le vendredi lorsqu’on s’est présenté sur place on a dû intervenir», a-t-il indiqué.
Même si ce type d’intervention, au moment d’un grand évènement tel que le Grand Prix, «n’est pas souhaitable», le chef de division aux communications du SIM estime que la décision était légitime.
«C’est l’ultime recours», a-t-il déclaré, précisant que le SIM considérait «que le risque était suffisamment grave».
«Si on n’était pas intervenu ce soir-là et qu’on avait dit ‘’on va vous tolérer, on reviendra lundi’’ et qu’il y avait eu un incendie et deux morts, je serai là aujourd’hui à vous expliquer pourquoi on n’a pas appliqué la réglementation», a-t-il plaidé.
«On peut en débattre, mais ça reste que la réglementation est en place pour protéger les citoyens.»