Tensions au Minnesota: Trump a «perdu la guerre de l’opinion publique»
Agence QMI
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Le fait que le président américain engage des discussions avec des démocrates qu’il a souvent critiqués s’explique par sa défaite dans la guerre de l’opinion publique et son effort pour ne pas perdre la face, avancent des analystes politiques.
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Le président américain a affirmé, lundi matin, avoir échangé avec le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, allant même jusqu’à soutenir qu’ils partageaient une vision commune de la situation à Minneapolis. Une sortie qui a étonné, compte tenu des attaques verbales du président, qui avait déjà qualifié M. Walz d’«attardé».

«Le gouverneur Walz est haut sur cette liste des gens que Trump a toujours conspués, a déclaré Mario Dumont dans le segment La Joute des analystes sur les ondes de LCN, lundi. Il s'est toujours moqué. Alors pour qu'il lui parle sérieusement, que l'un et l'autre disent "oui" [...], c'est vraiment [...] parce qu'il perd la guerre de l'opinion publique, donc il faut qu'il mette fin à ça.»
Selon M. Dumont, ces échanges auraient mené à des gestes concrets de désescalade, notamment le retrait d’agents fédéraux de Minneapolis dès mardi.
Paul Larocque partage cette analyse et estime que le président américain semble avoir «compris quelque chose», l’amenant à accepter des discussions plus constructives avec des élus démocrates.
«On a appris que Trump vient de parler avec le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, que Trump décrivait comme le Satan en personne au plan politique et [Trump a déclaré avoir eu une] très bonne conversation», a souligné M. Larocque.

Pour l’analyste politique, le décès d’un deuxième citoyen américain, combiné aux tentatives de désinformation de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem — alors que des images de la fusillade circulaient largement — aurait convaincu le président que la situation ne tenait plus la route.
«La désescalade que [Trump] tente de faire à l'heure actuelle, elle n'est pas pour des raisons de morale. Il a compris que ça n'avait plus de sens. Il comprend une chose, c'est qu'il est en train de perdre une partie importante de l'opinion publique américaine», a-t-il affirmé.
Selon lui, le fait que Fox News et le New York Post, des médias conservateurs généralement favorables à Donald Trump, prennent position contre la gestion controversée de la police de l’immigration illustre la gravité du moment.
«C'est en train de lui glisser en dessous des pieds et c'est possiblement un moment de bascule. Si ça ne change pas, ça va contribuer à faire en sorte qu'il va être affaibli au plan politique à l'intérieur et ça s'annonce pour lui une catastrophe, une catastrophe aux élections de mi-mandat si ça continue comme ça», a-t-il conclu.
Voyez le segment intégral dans la vidéo plus haut.